Archive for the 'Pays-Bas' Category

Un pyroscaphe entre Liège et Maastricht

20 août 2007

« FAIT DIVERS. Bateaux à vapeur pour les basses eaux.

On vient de mettre en activité sur la Meuse, entre Liège et Maëstricht, un bateau à vapeur d’une légèreté tout-à-fait de circonstance en cette année de basses eaux. Il n’a qu’un tirant d’eau de 12 pouces. Ce pyroscaphe a fait le trajet, qui est de six grandes lieues, en 3 heures 7 minutes à la remonte et 1 heure 47 minutes à la descente.»

Journal des chemins de fer, du samedi 20 Août 1842 , Paris

Autres billets sur la mobilité à Liège
Liège au 19ème siècle

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Commerce entre Liège et la Hollande au 18è siècle

30 avril 2007

«Les Hollandais firent vers le milieu et pendant la dernière moitié du dernier siècle un grand trafic avec Liége; on dirigeait les marchandises par eau vers Bréda ou Bois-le-Duc d’où on les transportait par terre jusqu’à Liége, et on se résignait à payer les frais de transport par terre pour éviter les droits élevés de barrières imposés à la navigation sur la Meuse.

Les marchandises que la Hollande envoyait à Liége consistaient en toutes sortes d’étoffes de soie et de laine, en épiceries et drogueries et particulièrement en pelleteries des Indes-Occidentales, de Pologne et de Russie , qui étaient préparées et travaillées à Liége et dans les places environnantes; Liége envoyait alors du cuir pour semelles, des serges et flanelles , de gros draps, des barres de fer, des clous, des vis de fusils, des pistolets, des canons des platines et des armes, des pots de fer, des balles, des grenades, des bombes et toutes sortes d’autre fer ouvré.

Les Hollandais faisaient à Aix-la-Chapelle, à Verviers et autres places environnantes du pays de Liége, de fortes expéditions de cuivre pour marmites et casserolles, et particulièrement beaucoup de laine d’Espagne pour les fabriques de draps qui y abondaient déjà en ce temps, et la Hollande recevait en retour les draps, les armes et les casseroles pour lesquels elle avait fourni les matières premières.»

Essai sur l’importance du commerce, de la navigation et de l’industrie, dans les provinces formant le Royaume des Pays-Bas, jusqu’en 1830, A. J. L. Terbruggen, 1844

Autres billets sur l’industrie à Liège
Le commerce à Liège
Liège au 18ème siècle

Les Pays-Bas se plaignent du « soixantième » des Liégeois

9 décembre 2006

« Les habitans des Pays-Bas font avec ceux du pays de Liège un commerce assez considérable de toutes sortes de denrées & de manufactures. Les Liégeois ont néanmoins cet avantage sur nous, que leur pays étant très-abondant en houilles ou charbon de terre, ils travaillent presque seuls tout le fer que produit le Luxembourg; ce qui fait pour eux un objet de la plus grande importance.

Le commerce a donné lieu à des démêlés très-animés entre les deux pays. L’an 1653 , les Liégeois obtinrent de l’empereur Ferdinand III la permission de lever pour l’entretien de la garnison de la citadelle de Liège le soixantieme de la valeur de toutes les marchandises qui seroient exportées du pays de Liège , de même que de celles qui y entreroient pour y être consommées. L’empereur excepta nommément de cet impôt les marchandises qui ne feroient que passer par le pays de Liège , de même que celles qu’on y feroit entrer dans d’autres vues que pour les y consommer ou vendre.

Ce nonobstant , les Liégeois lèvent le soixantieme sur toutes les marchandises qui touchent leur territoire par terre ou par eau, sans distinction d’entrée ou de sortie ou de transit. Le gouvernement des Pays-Bas n’a pas cessé de s’en plaindre, & a même employé quelquefois des voies de fait pour arrêter l’extension illégitime de cet impôt. Les Liégeois à leur ordinaire ont demandé des conférences; on en tint à Louvain en 1730, mais sans succès , & le soixantieme continue d’être levé au grand préjudice du commerce des Pays-Bas. »

Mémoires historiques et politiques sur les Pays-Bas autrichiens, et sur la constitution, Amsterdam, Tome Second, 1795


Liège au 18ème siècle
Le commerce à Liège

Le pays de Liège est habité par un peuple inquiet, remuant & belliqueux

22 février 1795

« Le pays de Liège qui fait partie du cercle de Westphalie, méritoit autrefois les attentions. & les ménagemens des puissances voisines : situé entre les Pays-Bas, l’Allemagne & la France & habité par un peuple inquiet, remuant & belliqueux, ce petit état s’attiroit une certaine considération. Les Liégeois, excités & soutenus par la France, donnèrent de l’embarras aux puissans princes de la maison de Bourgogne, qui regnoient dans les Pays-Bas; mais les victoires de Philippe-le-Bon & les humiliations qu’ils essuyèrent de sa part & de celle de Charles-le-Hardi, éteignirent en eux le goût de la guerre, de sorte qu’on ne vit plus depuis d’armée Liégeoise.

Pendant les guerres terminées par les traités des Pyrénées, d’Aix-la-Chapelle, de Nimegue, de Riswick & d’Utrecht, les citadelles de Liège & de Huy, qui rendoient les Liégeois maîtres des deux passages importans sur la Meuse leur valurent encore des égards de la part des puissances belligérantes ; mais ces deux forteresses ayant été démolies pour toujours, le pays de Liège n’entre plus dans des objets de guerre que comme un pays ouvert qui n’étant point en état de faire respecter sa neutralité , est exposé à être occupé par des armées étrangères, tant pendant la campagne que pour des quartiers d’hiver.

Dans les démêlés entre les Pays-Bas & le pays de Liège, les Liégeois ont souvent réclamé la protection de l’empereur & de l’empire ainsi que celle de la couronne de France, & les protections, loin d’avoir été infructueuses, ont quelquefois arrêté ou suspendu l’exercice des droits légitimes des souverains des Pays-Bas.  »

Mémoires historiques et politiques sur les Pays-Bas autrichiens, et sur la constitution, Amsterdam, Tome Second, 1795


L’esprit Liégeois
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