Archive for the 'France' Category

Liège, chef lieu du département de Meuse et Ourthe

3 février 2011

« le 30 septembre: Le gouverneur-général du Bas et Moyen-Rhin a ordonné que les parties des départemens  de l’Ourthe et de la Meuse-Inférieure , qui appartiennent  encore à ce gouvernement, et la partie du département de Sambre et de Meuse qui vient de lui être réunie, formeroient ensemble un département appelé celui de Meuse et Ourthe. Le chef-lieu de ce département sera Liège. »

Le Conservateur impartial, n°81, 9 octobre 1814,


Liège au 19ème siècle
Administration à Liège

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Attaques sur Esneux, Sprimont et la Chartreuse de Liège (1794)

18 septembre 2008

« Le général Jourdan, par des motifs qui ne sont point encore bien connus, avait laissé son armée dans l’inaction pendant le mois d’août ; mais ayant été renforcé par la division Schérer, qui venait de terminer son opération de la reprise des quatre places frontières , et devant exécuter le mouvement combiné avec l’armée du Nord, ce général en chef de l’armée de Sambre-et-Meuse attaqua les Autrichiens les 17 et 18 septembre.

On a pu remarquer combien la position de ces derniers était étendue. Leur ligne tenait de Ruremonde à Sprimont et Esneux. Le général Kray, posté sur la rive gauche de la Meuse, couvrait la place de Maëstricht. D’abord героussé jusque sous le canon de cette forteresse, le général autrichien ayant reçu quelques renforts, reprit bientôt sa position. Dès le 14, la droite et le centre de l’armée française avait forcé le passage de la rivière d’Ourte à Durbuy et Comblain-Pont. Le 18, les Français passèrent l’Aywaille, rivière assez escarpée, sur quatre colonnes, depuis le bourg du même nom jusqu’à Esneux , tandis que l’aile gauche inquiétait les Autrichiens sur leur centre et sur leur droite.

Carte:Les Dix-Sept Provinces des Païs-Bas ou Théâtre de la Guerre dans les Pays-Bas, Chez Dezauche, Paris, 1794, extrait.

Carte:Les Dix-Sept Provinces des Païs-Bas , 1794


Ce mouvement avait pour but d’attaquer les troupes aux ordres des généraux Alvinzy et Latour, formant la gauche de l’armée ennemie. La division Marceau marcha sur Esneux, celle du général Bonnet sur Sprimont, et le général Schérer se dirigea sur Chartreuse, près de Liège. Ces trois attaques bien combinées, et menées avec beaucoup d’intelligence , eurent le succès qu’on devait attendre de la bravoure française. La position de la Chartreuse fut abandonnée par les Autrichiens , après quatre heures d’un combat opiniâtre.

Deux mille hommes restés sur le champ de bataille , douze cents prisonniers, trente-cinq pièces de canon, deux cents caissons et fourgons , cinq drapeaux , tels furent les résultats de cette journée, qui força les Autrichiens, après quelques autres engagemens peu meurtriers , à se replier sur Juliers, derrière la Roër, après avoir jeté dix bataillons dans Maëstricht.  »

Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français, Charles Theodore Beauvais de Preau, Tome troisième, Paris, 1817.


Guerres et batailles à Liège
Liège au 18ème siècle

Le pays Liégeois a toujours été dévot de la Couronne de France

14 juillet 2008

« Et non pas moings est affectionné aux François, & au dit Roy Louys, Messire Everard de la Marck, à présent Eveque & Prince du Liège. Car par son moyen , il ha non pas tant seulement obtenu le dict Evesché mais encores l’ha faid pourveoir de l’Eveché de Chartres , qui est l’un des bons de France. Et luy estant encores en moindre estat, luy avoit faid avoir d’autres moindres bénéfices. Parquoy estant homme noble de cœur, & de lignée , n’est à doubter qu’il usast d’ingratitude envers ledit Seigneur.

Aussi le peuple & pays Liégeois, ha tousjours esté devot de la Couronne de France. D’autre part Messire Robert de la Marck, frère germain du dict Eveque, est pensionnaire du dict Seigneur & ha charge de gensdarmes de luy. Et outre ce , l’ha faict naguieres Chevalier de son Ordre, qui est le plus grand honeur, qu’il luy peust faire. Et si est le dist Evesque des plus puissants Princes Ecclesiastiques d’Allemagne; tant pour la grandeur & opulence de sa Cité, la bonté & fertilité de ses pays, que aussi pour la multitude & hardiesse de ses subjects. Et gist son pays entre l’Allemaigne, les pays de Flandres, de Hollande, de Brabant , & de France.  »

Histoire de Louys XII, roy de France, père du peuple, et des choses mémorables advenues de son règne…, Claude de Seyssel, Jean d’Auton, Paris, 1615.


Liège au 16ème siècle
Les Princes-Evêques de Liège

Varin et Duvivier, graveurs Liégeois à Paris

3 janvier 2008

Médaille à l’effigie de Louis XIV, par Jean Varin« On doit à Jean Warin, de Liége , d’importants perfectionnements dans la gravure des médailles et dans le monnayage. Voltaire dit de lui, dans son Histoire de Louis XIV : « Nous avons égalé les anciens dans les médailles. Warin fut le premier qui tira cet art de la médiocrité, vers la fin du règne de Louis XIII. « 

Un autre Liégeois, Duvivier, fut graveur de Louis XV. Après la mort de cet artiste, M. de Marigny, consulté par le roi sur le choix d’un nouveau graveur en médailles, conseilla à S. M. de différer, dans l’espérance qu’il se rencontrerait un Belge pour le remplacer, ajoutant : « qu’il n’y avait que cette nation pour bien saisir les effigies.  » »

La Belgique illustrée par les sciences, les arts et les lettres, Octave Delepierre, 1840.


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Liège au 17ème siècle