Archive for the 'tradition' Category

Les Liégeois dansent le cramignon à la St-Henri

15 juillet 2008

A Liége, la fête de saint Henri, patron de la citadelle, était presque tout aussi impatiemment attendue que le 1er mai.
Une procession magnifique circulait à travers les allées de verdure escortée par un régiment de vieux soldats, drapeaux déployés; suivait la grande messe « en musique, » ensuite un repas qui pouvait passer pour splendide, comparativement à la frugalité de la vie ordinaire, et finalement on courait à la danse. Car c’était le jour, où le « cramion », cette danse favorite des Liégeois qui ne manque à aucune fête, jouissait de la plus grande vogue. Tous les rangs et tous les grades s’y confondaient, le général aussi bien que le soldat répétait en dansant avec les autres le joyeux refrain de :

« Vive ly fiesse, ly joleie fiesse, vive ly fiesse dy sint-Hinry ! »

Calendrier belge, fêtes, usages, croyances et pratiques populaires, baron de Reinsberg-Düringsfeld, Bruxelles, 1862


Fêtes et traditions à Liège

Liège, les Liégeois dansent le cramignon

Liège, les Liégeois dansent le cramignon

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Les servantes enferment leurs maîtres jusqu’à obtenir un gâteau

28 décembre 2007

« 28 décembre, Jour des Innocents. Cette fête que nous trouvons déjà indiquée dans la liste des fêtes de l’église de Carthage, composée vers la fin du cinquième siècle, fut instituée en souvenir des petits enfants que le roi Hérode fit égorger. La légende chrétienne accordait au couvent de Saint-Gérard, dans le Namurois, les corps de deux de ces Saints-Innocents : Benjamin et Philippe, rapportés par saint Gérard d’un monastère appelé Autas, en Italie.

[..]Le jour des Innocents est en Belgique plus qu’ailleurs une fête des plus populaires. Car si la jeunesse, à la Noël, a moins de réjouissances en Belgique que dans les autres pays teutoniques, elle est indemnisée par le jour des Innocents, véritable fête de l’enfance, où les enfants sont maîtres dans la maison et les parents à leur tour doivent leur obéir.

Dans les environs de Liége, les servantes jouissent encore du privilège d’enfermer leurs maîtres jusqu’à ce qu’ils leur aient promis un gâteau, et de se mettre ensuite à la table de famille pour être du dîner qu’a commandé le plus petit enfant de la maison. L’enfant même, travesti et muni des clefs, doit apporter le gâteau et en servir à tous les convives.»

Traditions et légendes de la Belgique. tome II, Le Baron de Reinsberg-Düringsfeld, 1870


Fêtes et traditions à Liège
Liège au 19ème siècle

La Nuit des Trépassés à Herstal

1 novembre 2007

« A Herstal, près de Liége, il est d’usage que dans la nuit des Trépassés, un homme aille de maison en maison frapper aux fenêtres en disant : « Chrétiens, réveillez-vous et priez pour le repos des âmes! »

Les habitants attribuent l’origine de cette singulière coutume au vœu d’un meurtrier, qui, pour expier son crime, aurait imposé à ses descendants l’obligation d’observer à jamais la pratique susdite. Un membre de sa famille ayant manqué à ce devoir, serait mort subitement, ajoute la tradition, et depuis ce temps-là l’usage est scrupuleusement observé jusqu’à nos jours . »

Traditions et légendes de la Belgique, Le Baron de Reinsberg-Düringsfeld, 1870

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Liège au 19ème siècle