Archive for the 'Albéron' Category

Alberon I supprime le droit de morte main à Liège

19 janvier 2008

« Il existait à Liége, dit la chronique, vers 1124-, un droit appelé de morte main, en vertu duquel, après le trépas d’un chef de famille, le seigneur s’emparait du meuble le plus riche de la maison. Or, il avint que l’évêque Alberon Ier, allant, selon son habitude, faire de nuit sa prière aux portes de quelques églises, entendit une pauvre femme qui se lamentait et s’écriait d’une voix entrecoupée de sanglots :  » Ne suis-je donc pas déjà assez malheureuse d’avoir perdu mon mari, faut-il encore que l’évêque vienne saisir le seul lit que j’aie pour mes enfants!…  »

Le lendemain, Alberon se fit expliquer le sujet de la plainte qu’il avait ouïe, et, reconnaissant alors toute l’injustice d’une semblable mesure, il en délivra la cité et tout le pays. C’est de là, dit-on , que provient la coutume établie anciennement chez nous, de ne jamais faire de testament sans -y insérer un petit legs pour l’église de Saint-Lambert. »

Liége pittoresque: ou Description historique de cette ville et de ses principaux monuments, Matthieu Lambert Polain, 1842


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Liège au 12ème siècle

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Les Liégeois, animés par St-Lambert, reprennent Bouillon

17 septembre 1141

« On nous représente Albéron, jeune encore , comme possédant toute la prudence d’un vieillard le plus consommé dans les affaires; on cite, en preuve de cela, la guerre qu’il eut à soutenir contre le Comte de Bar, qui s’était emparé du château de Bouillon.

L’Evêque de Liége, ayant en vain invoqué la justice de l’Empereur et du Pape, rassembla une armée considérable, alla cerner ce château, et en entreprit le siége. Ce n’était pas une conquête très-aisée à faire mais Albéron enflamma le zèle de ses troupes, en transportant dans son camp le corps de St.-Lambert. Les Liégeois, animés par la présence de leur patron , firent des prodiges de valeur, et reprirent enfin, après une résistance longue et opiniâtre, le château de Bouillon qui était une des places les plus fortes de ce tems. Selon un écrivain contemporain, Albéron, à ce siége mémorable, était à la tête de cent mille fantassins et de trois mille cavaliers.  »

Recherches sur l’histoire de la ci-devant principauté de Liége, Tome premier, De Villenfagne d’Ingihoul, Liège, 1817,


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