Posts Tagged ‘commerce’

L’imprimeur Lemarié fuit Liège à l’arrivée des armées françaises

29 novembre 2008

« François Lemarié , père d’Alexandre, dernier imprimeur en titre des princes-évêques de Liège, né en 1750, à Tocé, près de Beauvais, d’une famille honorable, est mort à Liège, en 1837. Venu à Liège pour terminer ses études, Lemarié épousa Mlle de Boubers, fille d’un imprimeur de cette ville. Peu après, il se fit naturaliser Liégeois et fonda, en 1770, lorsqu’il avait à peine 20 ans, une imprimerie et une librairie assez considérables. Le 1° janvier 1791, le mayeur Colson confia à Lemarié l’impression de la Gazette de Liège avec privilège.

Gazette de Liège, avec privilège

Gazette de Liège, avec privilège

L’arrivée des armées françaises en suspendit la publication, le 29 novembre 1792, et l’imprimeur dut quitter Liège, pour échapper aux violences dont il était menacé. A son retour, au mois d’avril 1793, l’octroi lui fut restitué, mais les Français étant rentrés à Liège, le 21 juillet 1794, la Gazette avec privilège cessa définitivement de paraître. Lemarié prit, une seconde fois, le chemin de l’exil, et se rendit avec sa famille à Dusseldorff, où il habita, pendant plus d’un an, la même maison que son confrère Bassompierre, émigré comme lui.

Avant d’obtenir l’octroi de la Gazette de Liège, Lemarié avait déjà publié un petit journal intitulé : Feuille nationale liégeoise, qui cessa de paraître le 18 janvier 1790, après quatre mois d’existence. »

Bulletin du bibliophile belge, Tome 13, Bruxelles, 1857.


Le commerce à Liège
Liège au 18ème siècle

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Autrefois les banqueroutiers se refugiaient à Liège

3 octobre 2008

« La banqueroute est la friponnerie la plus ingénieuse et la plus impudente qui ait jamais existé : elle assure à tout négociant la faculté de voler au public une somme proportionnée à sa fortune ou à son crédit. De sorte qu’un homme riche peut se dire : je m’établis commerçant en 1808 , je veux à pareil jour en 1810, voler tant de millions à qui il appartiendra. [..]

En vain citerait-on quelques banqueroutiers frauduleux qui ont été punis; sur 100, il en est 99 qui réussissent : et si le 100è échoue, c’est sans doute une oison qui n’a pas su conduire l’intrigue ; car l’opération est tellement sûre aujourd’hui , qu’on a renoncé tout à fait aux anciennes précautions.

Autrefois le banqueroutier s’enfuyait à Trente , Liège ou Carouge; cet usage est tombé depuis la régénération de 1789; chacun est revenu aux banqueroutes en famille ; on prépare tranquillement l’affaire , et lorsqu’elle éclate on s’en va passer un mois à la campagne, dans le sein de ses proches et amis ; le notaire accommode tout dans l’intervalle. On reparait après quelques semaines , et le public est tellement habitué à cette équipée qu’elle est traitée de gentillesse : .cela s’appelle faire ses couches , et l’on dit très-froidement : voilà un tel qui relève de couches.  »


Théorie des quatre mouvemens et des destinées générales, Charles Fourier, Leipzig, 1808; chapitre: Spoliation du corps social par la banqueroute


Le commerce à Liège
Liège au 18ème siècle

La taxe sur les bières entrant à Liège est trop élevée

9 septembre 2008

« Les brasseurs de l’extérieur se plaignent de ce que leurs bières sont frappées à l’entrée à Liège d’une taxe de 2 frs. 50 centimes par hectolitre, tandis que les brasseurs de la ville ne paient que 2 frs. 5O centimes par hectolitre de matière employée dans leur fabrication , d’où il résulte , disent-ils , une différence de la moitié environ , en moins , en faveur de ces derniers ; et ils demandent que la dite taxe de 2 frs. 50 centimes par hectolitre de bière venant de l’extérieur soit réduite à 2 francs.

Le rapporteur, Mr Closset, donne également connaissance de la réclamation des brasseurs de Liège , tendante à ce que cette taxe de 2 frs. 50 centimes à l’hectolitre de bière du dehors soit maintenue. Ils se fondent sur ce que les frais de fabrication sont beaucoup plus considérables à Liège que dans les communes environnantes.

Liège, le métier des brasseurs

Liège, le métier des brasseurs

On remarque que le tarif et le règlement supposent que le rapport de l’hectolitre de matière est à l’hectolitre de bière, qui provient de cette matière , comme un est à un trois quarts.

La commission , composée de MM. L. Jamme , Closset , Dehasse , Hubart et Lefebvre , propose , à l’unanimité , de réduire à deux francs la dite taxe de 2 frs. 50 centimes imposée à l’hectolitre de bière venant de l’extérieur. La différence en moins, qui serait de 50 centimes, compenserait suffisamment la différence des frais de fabrication à l’intérieur. Elle est , d’ailleurs , égale à la proportion admise entre les eaux-de-vie distillées à Liège et celles venant du dehors.

Le Conseil adopte cette proposition également à l’unanimité.
En séance du 9 septembre 1834,

Le Président ,
Par le Conseil , (Signé) Louis JAMME.
Le Secrétaire , (Signé) DEMANY.  »

Bulletin municipal ou recueil des arrêtés et règlements de l’administration communale de Liège, Ville de Liége, Dessain, 1837


Brasseries dans la province de Liège vers 1830
Le commerce à Liège
Liège au 19ème siècle

les billets de la banque de Liège contrefaits

6 août 2008

« La cour d’assises de Liège vient de condamner les sieurs Hennebert et Fabronius à 6 ans de réclusion, et le sieur Fabronius cadet à 5 années de la même peine, pour avoir contrefait les billets de la banque de Liège. »

L’ami de la Religion, journal ecclésiastique, politique et littéraire, 6 mai 1836, Paris, 1837


Liège au 19ème siècle
Droit et justice à Liège