Posts Tagged ‘XVII’

Liège réclame la possession de Bouillon

5 septembre 2012

Le duché de Bouillon dépendant autrefois du comté d’Ardennes à titre de seigneurie, & situé dans la forêt de ce nom. Lors du partage de la monarchie, il se trouva compris dans le royaume d’Austrasie, & après bien des vicissitudes il passa au pouvoir de l’église de Liège, qui le posséda jusqu’en 1483 , tems auquel il fut donné en engagement à Guillaume de la Marck & à ses successeurs les ducs de Bouillon qui eurent à ce sujet de longs débats à soutenir. Les évêques de Liège en réclamèrent la possession, & l’obtinrent enfin par convention de 1641, au moyen d’une somme de 150000 florins de Brabant qui fut payée à Frédéric Maurice de la Tour alors duc de Bouillon. Mais l’évêque de Liège ayant pris partie contre la France en 1671, l’armée françoise s’empara de Bouillon en 1676, &le roi, deux ans après, fit don de cette principauté à Geofroy Maurice de la Tour son grand chambellan, pour en jouir avec ses descendants, sous sa protection, à titre de duché souverain. Ce petit état renferme 20 paroisses ou communautés.

Geographie universelle traduite de l’Allemand, Volume 4, Anton Friedrich Büsching, Strasbourg, 1788

André Severin est enterré sous l’orgue de St-Jacques

5 mars 2008

SEVERIN (André), facteur d’orgues, né à Maestricht et décédé à Liège en 1673. On voit sur son tombeau l’épitaphe suivante, dans l’église de Saint-Jacques :

André Severin , en son art sans pareilles
Nous a fait ces orgues, l’une de ses merveilles,
Reçut à Maestricht sa vie et son estre,
Et mourut, rempli de grâces , dans ces cloistres :
Ainsi , d’un destin très-heureux ,
Son corps repose dans ces lieux ,
Son âme esclate dans les cieux,
Et son ouvrage au milieux.

Pour l’intelligence de cette épitaphe un peu singulière, il faut observer que Severin est enterré sous son ouvrage, c’est-à-dire, sous les orgues qui, en effet sont excellentes et passent pour être les meilleures de Liège.


Biographie liégeoise ou, Précis historique et chronologique de toutes les personnes qui se sont rendues célèbres…, Antoine Gabriel de Becdelièvre-Hamal, 1837


L’art à Liège, autres billets
histoire de Liège au 17ème siècle

Les Chiroux et les Grignoux

28 février 2008

« II serait assez difficile de déterminer l’origine exacte des dénominations de Chiroux et de Grignoux ; par les premiers, on désignait communément les partisans du prince , les seconds appartenaient à l’opposition.

Ces derniers cherchaient à maintenir le principe de la neutralité ; ils y étaient secrètement encouragés par un agent français qui résidait à Liége, le sieur Mouzon de Ficquelmont, dont la mission était de susciter des embarras aux princes ecclésiastiques du corps germanique, peut-être même , de détacher le pays de Liége du cercle de Westphalie. Les deux factions en vinrent souvent aux mains, et plus d’une fois, à l’époque des rénovations magistrales, des rixes violentes ensanglantèrent nos rues.  »


La Mal Saint-Jacques ou les Chiroux et les Grignoux, M.L. Polain, Revue belge, Tome 1, Liège, 1835


Conflits à Liège, autres billets
Liège au 17ème siècle

Gelées remarquables à Liège

25 février 2008

« 1408. Gelée continuelle et fort intense pendant deux mois et demi. Les voitures traversaient la Meuse sur la glace. Cette même année, le Danube gèle dans tout son cours, et la glace s’étend sans interruption de la Norwège jusqu’en Danemarck.
1491. La gelée ravagea les campagnes depuis le 12 jusqu’au 18 mai.
1513. La Meuse gèle dans tout son cours. Les voitures se rendent de Liége à Maestricht sur la glace.
1523. Il gela au commencement de juillet, et l’hiver se fît déjà sentir en automne.
1564 — 1565. La gelée commença à Liége le 18 des calendes de décembre (14 novembre), et continua jusqu’aux calendes de mai ( fin d’avril) de l’année suivante. Des voitures chargées traversaient la Meuse sur la glace.
1572. Hiver très-rigoureux. Débordement de la Meuse causé par la fonte des neiges , qui s’opéra vers la fin de février.
1607. La gelée dura à Liége depuis le mois de décembre 1607 , jusqu’au mois de mars 1608.
1635. La gelée commença en décembre 1635 et continua une partie du mois de janvier de l’année suivante. Les voitures traversaient la Meuse sur la glace.
1665. Neiges abondantes, gelée très-intense.
1709. L’hiver fut aussi rigoureux à Liége que dans les autres parties de l’Europe. Il gela pendant quarante jours consécutifs.
1739. Hiver très-long et très-rigoureux.
1750. Le 17 Mars , débordement de la Meuse causé par la fonte des neiges abondantes qui étaient tombées pendant l’hiver.
1794. La Meuse gèle à Liége ; des voitures la traversent sur la glace.  »


Correspondance mathématique et physique, Tome III, Jean Guillaume Garnier, Adolphe Quetelet, 1827

Phénomènes naturels à Liège
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