Posts Tagged ‘Maastricht’

A Liège, les Autrichiens abandonnent la Chartreuse (1794)

19 septembre 2008

« L’histoire nous apprend qu’à l’entrée des troupes autrichiennes à Liège, les Liégeois, qui étaient très fort attachés à la république française, et qui nourrissaient une haine profonde pour les Impériaux , se souvenaient de l’énorme contribution dont le prince de Cobourg avait frappé le pays de Liège, en mars 1793. et prirent tout à coup une attitude hostile.
On en vint aux mains et les Autrichiens furent forcés à la retraite, après avoir perdu beaucoup de monde. Jourdan, à la tête de plus de 125 mille hommes, poursuivit les troupes de Cobourg et laissa en arrière les places fortes qu’il fit simplement bloquer.

General Jourdan

General Jourdan

Le prince de Cobourg campa dans ses retranchements formidables élevés sur les hauteurs de la Chartreuse, qui dominaient une partie de Liège, environ deux mois, se retira ensuite derrière la Roër et céda son commandement au général Clairfayt. Ce dernier livra un combat sanglant à Jourdan, le 2 oct. 1794, sur la Roër, dans les environs de Juliers; le général français ayant, à force de sacrifice d’hommes , franchi cette rivière , poussa ses troupes en avant jusqu’à Cologne, où il entra le 6 octobre, et se rendit maître de la rive gauche du Rhin.
Après la victoire de la Roër, le général Kléber, qui commandait une forte division sous les ordres de Jourdan, investit la place de Maestricht, qui se rendit le 4 novembre 1794, après onze jours d’un bombardement épouvantable.  »

Histoire des bibliothèques publiques de la Belgique, P. Namur, Tome III, bibliothèque de Liège, Bruxelles, 1842


Guerres et batailles à Liège
Liège au 18ème siècle

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Un pyroscaphe entre Liège et Maastricht

20 août 2007

« FAIT DIVERS. Bateaux à vapeur pour les basses eaux.

On vient de mettre en activité sur la Meuse, entre Liège et Maëstricht, un bateau à vapeur d’une légèreté tout-à-fait de circonstance en cette année de basses eaux. Il n’a qu’un tirant d’eau de 12 pouces. Ce pyroscaphe a fait le trajet, qui est de six grandes lieues, en 3 heures 7 minutes à la remonte et 1 heure 47 minutes à la descente.»

Journal des chemins de fer, du samedi 20 Août 1842 , Paris

Autres billets sur la mobilité à Liège
Liège au 19ème siècle

La bataille d’Othée (1408)

22 septembre 2006

«Jean de Bavière, évêque de Liége, frère de Guillaume, comte de Hainaut, beau-frère du duc Jean, avait été chassé de son siége par ses sujets, qui avaient choisi à sa place Thiéri de Horn , archidiacre de Hesbaie, fils de Henri, seigneur de Perwez.

Les habitans de Maestricht avaient reçu dans leurs murs l’évêque fugitif. Les Liégeois, dont les anciennes querelles avec ceux-ci avaient entretenu la haine contre ce peuple, vinrent mettre le siége devant Maestricht pour en arracher l’évêque. Le duc Jean, ayant appris ces excès et ces violences, accourut au secours de l’évéque; il se réunit au comte de Hainaut, et entra dans le pays de Liége, qu’il livra à la dévastation et à l’incendie.

La Bataille d'Othée, 1408

La Bataille d'Othée, 1408

Les Liégeois, au premier bruit de sa marche, ayant abandonné le siége de Maestricht, -s’avancèrent contre le duc, ayant à leur tête l’évêque intrus; ils le rencontrèrent le 28 septembre à Othée, village à deux lieues de Liége. Le combat fut terrible; les Liégeois y déployèrent une animosité et un courage qui leur auraient assuré la victoire, sans un stratagème que le duc Jean dut employer dans le moment critique où il voyait que la victoire allait lui échapper: il envoya, sans que les Liégeois eussent pu s’en apercevoir, une compagnie de cinq cents lances pour les attaquer par derrière, pendant la mêlée. Les Liégeois, effrayés de la rude charge que cette compagnie leur donna inopinément, furent tellement déconcertés, que le duc Jean, pénétrant à la tête de ses soldats dans le centre de l’armée liégeoise, les mit dans une deroute complète.

Le seigneur de Perwez et l’évêque Thiéri, son fils, y furent tués. La perte des Liégeois monte, selon Oudegherst, à trente mille hommes tués et deux mille prisonniers. Le duc Jean, abusant cruellement de la victoire, fit trancher la tête aux prisonniers les plus distingués. La soumission de la ville et de tout le pays de Liége fut le fruit de cette victoire.»

Histoire générale de la Belgique, Louis Dieudonne Joseph Dewez, 1826


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