Archive for the 'anecdote' Category

La Reine des Concubines à Liège

31 mars 2008

« La fête des fous a trouvé plus d’une histoire. Voici une anecdote qui semble appartenir au même sujet. Sous Albéron II , évêque de Liège, dont l’avénement eut lieu en 1136 , les mœurs des Liégeois étaient fort relâchées.

C’est alors qu’on imagina , pour égayer les solennités trop graves des fêtes de Pâques et de la Pentecôte , de créer une reine, c’est la dénomination que l’on donnait à une femme de mauvaise vie, aliquam ex sacerdotum concubinis, dit Gillis D’Orval, à qui nous empruntons ce trait, qu’on revêtait de magnifiques habits de pourpre , et qui , le visage couvert d’un voile et la tête ceinte d’un diadème, était élevée au milieu de l’église sur une espèce de trône. Tout le monde, les prêtres comme le peuple, chantait pendant tout le jour au son des tambours et des instrumens , autour de la reine , à laquelle on avait l’air de rendre un culte idolâtre.

Nous ignorons combien de tems dura cette profanation sacrilège. On conçoit que le carme chaussé Théodose Bouille la passe discrètement sous silence. »


Messager des sciences et des arts de la Belgique, F de Reiffenberg et al., Tome 2, Gand, 1834


Anecdotes et curiosités à Liège
Liège au 12ème siècle
La religion à Liège

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Église à vendre à Liège

11 décembre 2007

« Au bout de quelques heures, j’étais lestement arrivé à Liége, dont l’entrée est charmante de ce côté : c’est un mélange d’eaux, d’arbres et de maisons tout à fait agréable ; ma vigilante (c’est le nom des Fiacres du pays) n’allait pas tellement vite que je n’eusse le temps d’inspecter les enseignes et les écriteaux, comme si je possédais l’emploi demandé par Caritidès, dans les Fâcheux ; sur un vieux monument tout noir, je lus cette inscription :
Église à vendre pour démolir, ou autre chose.»

Caprices et zigzags, Théophile Gauthier, 2è ed, 1856


En Avroy, une autre église rachetée
Ecrivains à Liège, autres billets
Liège au 19ème siècle

Les soucis d’encre de Pétrarque à Liège

16 octobre 2007

« Au quatorzième siècle, les érudits commencèrent a fouiller de tous les côtés les bibliothèques des couvents et des particuliers pour en exhumer les auteurs classiques. Pétrarque, entre autres, s’est acquis par son zèle la reconnaissance de la postérité. Il faisait rechercher les manuscrits en France, en Angleterre, en Italie et jusqu’en Grèce. Il ne passait jamais près d’un ancien monastère sans se détourner pour en visiter la bibliothèque.

« Vers la vingt-cinquième année de ma vie, raconte-t-il dans une de ses lettres (de Libris Ciccronis), étant arrivée à Liège et ayant appris qu’il s’y trouvait bon nombre de livres, je m’y suis arrêté et j’y ai retenu mes compagnons jusqu’à ce que j’eusse copié moi-même une oraison de Cicéron et fait transcrire une autre par un de mes amis; je répandis ensuite ces ouvrages en Italie. J’eus toutefois grande peine, dans cette bonne cité barbare, à trouver quelque peu d’encre, et encore était-elle semblable à du safran. »

Curiosités bibliographiques par Ludovic Lalanne , 1857


Liège au 14 ème siècle
Voyageurs et visiteurs à Liège