Archive for the 'XIX' Category

Plus de machines à vapeur à Liège

17 juin 2011

Les machines à vapeur se sont aussi multipliées à Liège, comme ailleurs. Un journal de cette ville ( le Politique ) a publié un état du nombre des machines à vapeur en activité dans la province de Liège. Au 1er juillet 1837, on en comptait 237 d’une force de 7.027 chevaux, consommant, par journée de 16 heures de travail, 482.160 kilog. de houille. Au 31 décembre 1830, il n’y avait en activité , dans la même province , que 117 machines d’une force de 3.207 chevaux, consommant 236.560 kil. de charbon. Le nombre des machines est donc double maintenant de celui de 1830. La plus forte de ces machines est de la force de 300 chevaux, et la plus faible de celle de 1 cheval et demi.

Dictionnaire universel du commerce de la Banque et des Manufactures, Tome II, 4e ed., Joseph Chérade Montbrion, Paris, 1851

Inondation de l’exploitation de la Plomterie à Ste-Walburge

12 juin 2011

Entre autres exemples que je pourrais citer à l’appui de ce qui précède, je choisirai, comme le plus récent et le plus complet, celui que nous offre la submersion totale, il y a douze ans, de l’exploitation charbonnière de la Plomterie,située au faubourg Sainte-Walburge, à Liège, et dépendante de la concession de la Bonnefin , appartenant à MM. Orban, Beghein et compagnie.

Ce siège d’exploitation , l’un des plus productifs que possédât alors cette société, et auquel se rattachaient, indépendamment de nombreuses galeries à travers bancs, 320 voies de roulage et d’aérage, mesurant la plupart 5 à 900 mètres de longueur sur 2 mètres de haut et 2 à 3 mètres de large, fut, inattenduement et en peu d’instants , complètement inondé , dans la soirée du 15 septembre 1825, sans que l’on eût, grâce aux échelles inclinées dont cette mine se trouvait pourvue, et qui permirent aux quarante-deux ouvriers qu’elle renfermait d’en sortir instantanément, de plus grand malheur à déplorer.

Ce ruineux événement, qui a coûté sept ans d’efforts inouis, et, suivant l’estimation des concessionnaires de la Bonnefin, près de 800.000 fr. de dépenses, fut déterminé par un trou de sonde foré au front de l’une des tailles alors en activité dans la couche dite du Maret, et qui déboucha fortuitement à d’anciens ouvrages noyés, exécutés dans le même gîte par les bures F, G et K, de la Vigne, du Vieux et du Nouveau-Baneux, situés plus à l’est, vers le faubourg Wivegnis. L’excessive impétuosité, avec laquelle les eaux jaillirent tout à coup, rendit, du moment même, vains et inutiles tous moyens de reboucher l’ouverture, incessamment croissante, qui leur livrait passage; la broche, présentée à plusieurs reprises, à l’orifice du trou de sonde, fut chaque fois violemment repoussée.

Après de nombreuses et pénibles investigations, nécessitées par le manque absolu de renseignements sur l’étendue et la position précise des bains que l’on venait d’abattre, on put enfin constater que la nourriture d’eau, évaluée à 6.ooo mètres cubes par vingt-quatre heures, affluait en majeure partie des couches Rosier et Pestay, travaillées autrefois par le bure de la Vigne. Il fallait donc,
pour parvenir à démerger la Plomterie, chercher abord à l’isoler de cet ancien siège d’ exploitation. Mais c’était là une vaste et surtout difficultueuse entreprise, capable d’en imposer à la meilleure volonté; car les travaux dépendants de ce puits se trouvaient non-seulement en communication, par œuvre des couches Pestay, Grande-Veine et Maret, avec ceux des bures du Vieux et du Nouveau-Baneux, mais recevaient encore, par filtration, les eaux d’anciens ouvrages exécutés plus vers le nord-est. A toutes ces sources il faut encore ajouter celle produite par le terrain meuble et alluvien qui sert de lit à la rivière de Meuse, et avec lequel on s’était mis si imprudemment en relation, il y a trente ans, par œuvre de la couche Maret et le puits du Nouveau-Baneux. Tel était l’inextricable dédale où la société de la Bonnefin allait avoir à s’engager, en tant qu’elle voulût sauver son exploitation, et elle eut le courage de le vouloir.

Annales des Mines, Troisième serie, Tome XII, Paris, 1837


Autres billets sur les mines, ici
Liège au 19ème siècle

L’établissement industriel de Seraing

10 juin 2011

A bon droit l’on cite l’établissement de Seraing comme un établissement modèle, grâce à la direction intelligente, à l’ordre et à l’activité qui président à tous les travaux. il se divise en trois branches principales: charbonnages, hauts-fourneaux et forges, construction de machines. Sur un espace d’environ 57 hectares sont réunis : 3 houillères, 2 hauts-fourneaux, 15 fours à puddler, 18 fours à forger, 2 fours pour la préparation du fer brut à affiner, 2 fours à calciner le minerai, 2 fours à briques, plusieurs fours à coke, 81 feux de forgeron, 1 fonderie de laiton, des ateliers immenses pour la fabrication des chaudières , des locomotives, et des machines à vapeur proprement dites, plusieurs grandes machines à tour, des ateliers de menuiserie, des bureaux pour les dessinateurs et de vastes magasins pour la conservation des modèles. Les bâtiments où se trouvent les ateliers, les magasins et les bureaux, forment deux cours spacieuses.

Un canal, dont le bassin peut recevoir plus de 5O des plus grands bateaux de la Meuse, relie les établissements à la rivière. Toutes les pièces prêtes à l’expédition sont chargées dans ce canal ou à la station du chemin de fer. Par la Meuse, Seraing se trouve en communication avec l’Ourthe et la Sambre, et par ces deux rivières avec les contrées les plus productives en minerai et en charbon du royaume.
Des tronçons de chemins de fer, d’un développement collectif de deux lieues, relient entre elles les houillères, les laminoirs, les fonderies, les forges et les ateliers de machines. Les machines à vapeur, qui mettent en mouvement toutes ces usines et ces forges, sont au nombre de 16 et représentent une force de 695 chevaux. Le nombre des personnes occupées dans l’établissement s’élevait en 1859 à 5000, dont 1000 dans les houillères. Elles sont réparties entre trois directions, correspondant aux trois branches indiquées : houillères, fabrication du fer, construction de machines. L’extraction journalière de houille est de 16,000 quintaux; les deux hauts-fourneaux consument tous les jours environ 1500 quintaux de minerai. La population du village de Seraing est aujourd’hui de 20,084 habitants; elle n’était en 1806 que de 1955 âmes. L’église date de 1858.

La Belgique et la Hollande, Karl Baedeker, Koblenz, 1864


L’industrie à Liège
Liège au 19ème siècle

Liège, chef lieu du département de Meuse et Ourthe

3 février 2011

« le 30 septembre: Le gouverneur-général du Bas et Moyen-Rhin a ordonné que les parties des départemens  de l’Ourthe et de la Meuse-Inférieure , qui appartiennent  encore à ce gouvernement, et la partie du département de Sambre et de Meuse qui vient de lui être réunie, formeroient ensemble un département appelé celui de Meuse et Ourthe. Le chef-lieu de ce département sera Liège. »

Le Conservateur impartial, n°81, 9 octobre 1814,


Liège au 19ème siècle
Administration à Liège