Posts Tagged ‘bateau’

John Cockerill a rendu célèbre le village de Seraing

21 décembre 2007

Seraing Cockerill, déchargement de minerais«Vous vous souvenez des ces deux noms: Seraing et John Cockerill. Le nom de l’homme a rendu célèbre le nom du village. Seraing est une longue rue populeuse qui s’étend le long du rivage, sur la rive gauche de la Meuse; en face, sur la rive droite, sont les établissements de John Cockerill, un de ces hommes auxquels on ne peut déjà plus donner du Monsieur.

Chaque jour, toute la population mâle de Seraing s’entasse dans les bateaux de passage, et quitte le village du repos pour le village du travail, Seraing pour l’établissement, mot dont il faut agrandir le sens, depuis que John Cockerill a fait du sien une immense république, où le travail est libre, intelligent, modéré, et donne à l’ouvrier plus que le pain. »

Mélanges, souvenirs de voyage, par Désiré Nisard, 1838


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Liège au 19ème siècle

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Marguerite de Valois chez l’évêque à Liège, 1577

18 septembre 2007

marguerite_de_valois_reine_de_france.jpg« Partant de là, monsieur et madame d’Havrech s’en retournerent à Namur trouver dom Juan; et moy, je me remis dans mon batteau pour aller ce jour là coucher à Liege, où l’evesque¹, qui en est seigneur souverain, me receust avec tout l’honneur et demonstration de bonne volonté, qu’une personne courtoise et bien affectionnée peut tesmoingner. C’estoit un seigneur accompaigné de beaucoup de vertus, de prudence, de bonté, et qui parloit bien françois; agreable de sa personne, honnorable, magnificque et de compagnie fort agreable; accompagné d’un chapitre et plusieurs chanoines, tous fils de ducs, comtes, ou grands seigneurs d’Allemaigne, pour ce que cet evesché, qui est un estat souverain de grand revenu, d’assez grande estendue, remply de beaucoup de bonnes villes, s’obtient par election,et fault qu’ilz demeurent un an residants, et qu’ilz soient nobles pour y estre reçeus chanoines.
liege_gerard_de_groesbeek.jpg La ville est plus grande que Lion, et est presque en mesme assiete, la riviere de Meuse passant au milieu; tres-bien bastie, n’y ayant maison de chanoine qui ne paroisse un beau palais; les rues grandes et larges; les places belles, accompagnées de très-belles fontaines; les eglises ornées de tant de marbre ( qui se tire pres de là), qu’elles en paroissent toutes; les horologes faictes avec l’industrie d’Allemaigne, chantans et representans toute sorte de musique et de personnages. L’evesque m’ayant receu sortant de mon batteau, me conduisit en son plus beau palais, tres-magnifique, d’où il s’estoit delogé pour me loger; qui est, pour une maison de ville, le plus beau et le plus commode qui se puisse voir, accompaigné de très-belles fontaines, et de plusieurs jardins et galleries; le tout tant peinct que doré, accommodé avec tant de marbre, qu’il n’y a rien de plus magnifique et plus delicieux. »

¹ Gérard de Groesbeek, évêque de Liège en 1564, créé cardinal en 1578, mort en 1584.

Memoires et lettres de Marguerite de Valois, reine de France.


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Un pyroscaphe entre Liège et Maastricht

20 août 2007

« FAIT DIVERS. Bateaux à vapeur pour les basses eaux.

On vient de mettre en activité sur la Meuse, entre Liège et Maëstricht, un bateau à vapeur d’une légèreté tout-à-fait de circonstance en cette année de basses eaux. Il n’a qu’un tirant d’eau de 12 pouces. Ce pyroscaphe a fait le trajet, qui est de six grandes lieues, en 3 heures 7 minutes à la remonte et 1 heure 47 minutes à la descente.»

Journal des chemins de fer, du samedi 20 Août 1842 , Paris

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Tonlieu et droits de passage sur la Meuse

22 avril 2007

«En Belgique, les péages ont subi de nombreuses variations.

Sous le gouvernement des Princes-Ëvêques, les bateaux venant de France payaient un droit à leur entrée dans le pays de Liége, au bureau d’Hermeton ; ils payaient aussi le tonlieu à leur passage à Namur, au pont de Huy, au pont des Arches et à Maestricht.

Ce droit de tonlieu, qui était une taxe sur les marchandises, date des époques les plus reculées ; on le voit mentionné dans des actes du Xe siècle, entre autres dans un diplôme de Louis, fils de l’empereur Arnulph, de l’an 908, en faveur de l’église de Liége ; au XV siècle, dans une cession en date du 1er juillet 1469, faite par le Prince-Évêque, Louis de Bourbon, au
duc de Bourgogne, Charles-le-Téméraire, pour en jouir, lui, ses hoirs et ayant-cause, pendant le terme de trente ans, du droit de tonlieu sur les bateaux et marchandises – et sur tout ce qui passait sous le pont des Arches, droit qui s’élevait au trentième des biens et marchandises, et dont les sujets du duc de Bourgogne étaient seuls exemptés ; au XVIe siècle, dans un concordat du 4 août 1546, entre le pays de Liége et l’empire, ainsi que dans une lettre du collecteur du thoulieu d’Eisden au magistrat de la ville de Ruremonde, escrite le 26 d’april 1563. au XVIIè siècle, notamment dans un acte du 7 août 1657, portant que le péage sur et sous le pont des Arches avait été affermé pour 23,000 fl. au sieur soub-mayeur Prosset; mais que les bourgeois ayant fait du bruit à cette occasion, MM. les bourgmestres et le conseil de la cité s’empressèrent de surroguer au lieu et place du dit péage, un impôt de dix liards sur chaque tonne de bierre, en sus des dix liards déjà imposés pour la construction du dit pont.

Le tonlieu s’est conservé jusqu’à la réunion de la Belgique à la France.
Indépendamment des droits d’entrée et des tonlieus, les bateaux qui descendaient la Meuse étaient contraints d’acquitter les droits de sortie et de passage.»

Annales des travaux publics de Belgique, t.1, Ministère des travaux publics, 1843


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