Posts Tagged ‘France’

Trois prêtres incarcérés dans les souterrains de St-Lambert

12 octobre 2012

Au commencement de mars 1793 au moment où les débris de l’armée de la république française battue à Attenhoven, repassait par Liège, trois malheureux prêtres français qui s’étaient émigrés dans cette ville furent arrêtés par leurs compatriotes et condamnés à être fusillés. Pendant vingt quatre heures ils furent incarcérés dans les souterrains situés, sous l’horloge de St.-Lambert; là ils purent compter non seulement les heures mais même les minutes qui leur restaient, la vie leur échappait ainsi goutte à goutte, et ces innocentes victimes seconde par seconde, se sentaient poussés par la main du temps vers l’éternité.

L’heure fatale ayant sonné, ces infortunées victimes furent fusillées et leurs corps jetés dans les fossés des prisons de St.-Léonard.

Par une coïncidence assez particulière, ce fut peu de jours après ce déplorable événement qu’on cessa d’entendre sonner les cloches et l’horloge de St.-Lambert, alors l’aiguille devenue immobile sur son cadran ne tint plus compte du temps qui s’écoulait ; elle semblait se refuser à marquer un présent qui contrastait d’une manière trop pénible avec tant d’heures heureuses, que pendant de longues années elle avait indiquées aux Liégeois.

Essai historique sur l’ancienne Cathédrale de St-Lambert à Liége.., Xavier van den Steen de Jehay (baron), Liège, 1846

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Liège, chef lieu du département de Meuse et Ourthe

3 février 2011

« le 30 septembre: Le gouverneur-général du Bas et Moyen-Rhin a ordonné que les parties des départemens  de l’Ourthe et de la Meuse-Inférieure , qui appartiennent  encore à ce gouvernement, et la partie du département de Sambre et de Meuse qui vient de lui être réunie, formeroient ensemble un département appelé celui de Meuse et Ourthe. Le chef-lieu de ce département sera Liège. »

Le Conservateur impartial, n°81, 9 octobre 1814,


Liège au 19ème siècle
Administration à Liège

L’imprimeur Lemarié fuit Liège à l’arrivée des armées françaises

29 novembre 2008

« François Lemarié , père d’Alexandre, dernier imprimeur en titre des princes-évêques de Liège, né en 1750, à Tocé, près de Beauvais, d’une famille honorable, est mort à Liège, en 1837. Venu à Liège pour terminer ses études, Lemarié épousa Mlle de Boubers, fille d’un imprimeur de cette ville. Peu après, il se fit naturaliser Liégeois et fonda, en 1770, lorsqu’il avait à peine 20 ans, une imprimerie et une librairie assez considérables. Le 1° janvier 1791, le mayeur Colson confia à Lemarié l’impression de la Gazette de Liège avec privilège.

Gazette de Liège, avec privilège

Gazette de Liège, avec privilège

L’arrivée des armées françaises en suspendit la publication, le 29 novembre 1792, et l’imprimeur dut quitter Liège, pour échapper aux violences dont il était menacé. A son retour, au mois d’avril 1793, l’octroi lui fut restitué, mais les Français étant rentrés à Liège, le 21 juillet 1794, la Gazette avec privilège cessa définitivement de paraître. Lemarié prit, une seconde fois, le chemin de l’exil, et se rendit avec sa famille à Dusseldorff, où il habita, pendant plus d’un an, la même maison que son confrère Bassompierre, émigré comme lui.

Avant d’obtenir l’octroi de la Gazette de Liège, Lemarié avait déjà publié un petit journal intitulé : Feuille nationale liégeoise, qui cessa de paraître le 18 janvier 1790, après quatre mois d’existence. »

Bulletin du bibliophile belge, Tome 13, Bruxelles, 1857.


Le commerce à Liège
Liège au 18ème siècle

Attaques sur Esneux, Sprimont et la Chartreuse de Liège (1794)

18 septembre 2008

« Le général Jourdan, par des motifs qui ne sont point encore bien connus, avait laissé son armée dans l’inaction pendant le mois d’août ; mais ayant été renforcé par la division Schérer, qui venait de terminer son opération de la reprise des quatre places frontières , et devant exécuter le mouvement combiné avec l’armée du Nord, ce général en chef de l’armée de Sambre-et-Meuse attaqua les Autrichiens les 17 et 18 septembre.

On a pu remarquer combien la position de ces derniers était étendue. Leur ligne tenait de Ruremonde à Sprimont et Esneux. Le général Kray, posté sur la rive gauche de la Meuse, couvrait la place de Maëstricht. D’abord героussé jusque sous le canon de cette forteresse, le général autrichien ayant reçu quelques renforts, reprit bientôt sa position. Dès le 14, la droite et le centre de l’armée française avait forcé le passage de la rivière d’Ourte à Durbuy et Comblain-Pont. Le 18, les Français passèrent l’Aywaille, rivière assez escarpée, sur quatre colonnes, depuis le bourg du même nom jusqu’à Esneux , tandis que l’aile gauche inquiétait les Autrichiens sur leur centre et sur leur droite.

Carte:Les Dix-Sept Provinces des Païs-Bas ou Théâtre de la Guerre dans les Pays-Bas, Chez Dezauche, Paris, 1794, extrait.

Carte:Les Dix-Sept Provinces des Païs-Bas , 1794


Ce mouvement avait pour but d’attaquer les troupes aux ordres des généraux Alvinzy et Latour, formant la gauche de l’armée ennemie. La division Marceau marcha sur Esneux, celle du général Bonnet sur Sprimont, et le général Schérer se dirigea sur Chartreuse, près de Liège. Ces trois attaques bien combinées, et menées avec beaucoup d’intelligence , eurent le succès qu’on devait attendre de la bravoure française. La position de la Chartreuse fut abandonnée par les Autrichiens , après quatre heures d’un combat opiniâtre.

Deux mille hommes restés sur le champ de bataille , douze cents prisonniers, trente-cinq pièces de canon, deux cents caissons et fourgons , cinq drapeaux , tels furent les résultats de cette journée, qui força les Autrichiens, après quelques autres engagemens peu meurtriers , à se replier sur Juliers, derrière la Roër, après avoir jeté dix bataillons dans Maëstricht.  »

Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français, Charles Theodore Beauvais de Preau, Tome troisième, Paris, 1817.


Guerres et batailles à Liège
Liège au 18ème siècle