Archive for the 'administration' Category

Liège, chef lieu du département de Meuse et Ourthe

3 février 2011

« le 30 septembre: Le gouverneur-général du Bas et Moyen-Rhin a ordonné que les parties des départemens  de l’Ourthe et de la Meuse-Inférieure , qui appartiennent  encore à ce gouvernement, et la partie du département de Sambre et de Meuse qui vient de lui être réunie, formeroient ensemble un département appelé celui de Meuse et Ourthe. Le chef-lieu de ce département sera Liège. »

Le Conservateur impartial, n°81, 9 octobre 1814,


Liège au 19ème siècle
Administration à Liège

La taxe sur les bières entrant à Liège est trop élevée

9 septembre 2008

« Les brasseurs de l’extérieur se plaignent de ce que leurs bières sont frappées à l’entrée à Liège d’une taxe de 2 frs. 50 centimes par hectolitre, tandis que les brasseurs de la ville ne paient que 2 frs. 5O centimes par hectolitre de matière employée dans leur fabrication , d’où il résulte , disent-ils , une différence de la moitié environ , en moins , en faveur de ces derniers ; et ils demandent que la dite taxe de 2 frs. 50 centimes par hectolitre de bière venant de l’extérieur soit réduite à 2 francs.

Le rapporteur, Mr Closset, donne également connaissance de la réclamation des brasseurs de Liège , tendante à ce que cette taxe de 2 frs. 50 centimes à l’hectolitre de bière du dehors soit maintenue. Ils se fondent sur ce que les frais de fabrication sont beaucoup plus considérables à Liège que dans les communes environnantes.

Liège, le métier des brasseurs

Liège, le métier des brasseurs

On remarque que le tarif et le règlement supposent que le rapport de l’hectolitre de matière est à l’hectolitre de bière, qui provient de cette matière , comme un est à un trois quarts.

La commission , composée de MM. L. Jamme , Closset , Dehasse , Hubart et Lefebvre , propose , à l’unanimité , de réduire à deux francs la dite taxe de 2 frs. 50 centimes imposée à l’hectolitre de bière venant de l’extérieur. La différence en moins, qui serait de 50 centimes, compenserait suffisamment la différence des frais de fabrication à l’intérieur. Elle est , d’ailleurs , égale à la proportion admise entre les eaux-de-vie distillées à Liège et celles venant du dehors.

Le Conseil adopte cette proposition également à l’unanimité.
En séance du 9 septembre 1834,

Le Président ,
Par le Conseil , (Signé) Louis JAMME.
Le Secrétaire , (Signé) DEMANY.  »

Bulletin municipal ou recueil des arrêtés et règlements de l’administration communale de Liège, Ville de Liége, Dessain, 1837


Brasseries dans la province de Liège vers 1830
Le commerce à Liège
Liège au 19ème siècle

Exposé de la situation administrative de la province de Liège en 1861

9 décembre 2007

« La population de la province de Liége continue sa marche progressive; l’augmentation en 1861 a été de 8,328 habitants.Le total, au 1er janvier 1861, étoit de 530,398. Dans ce nombre, l’arrondissement de Liége en comptait 276,398; celui de Huy, 76,175; celui de Verviers, 124,733 ; celui de Waremme, 53,531.

Le nombre des électeurs étoit de 10,371, se divisant comme suit: arrondissement de Huy,869 ; arrondissement de Liége, 2,454; arrondissement de Verviers, 1,674 ; arrondissement de Waremme, 990; ville de Herve, 112 ; ville de Huy, 350; ville de Liége, 3,071 ; ville de Limbourg, 41 ; ville de Stavelot, 87 ; ville de Verviers, 665 ; ville de Visé, 58 : total 10,371.

Le nombre des éligibles au Sénat étoit de 87.  »

Exposé de la situation administrative de la province de Liege, fait par la Députation permanente du Conseil provincial. Session de 1862, Liége 1862, imprimerie de J. Ledoux; vol. in-8° de 475 p.


Autres billets sur le droit et l’administration à Liège
Liège au 19ème siècle

Le « cri au Péron », au Perron de Liège

27 novembre 2007

Le PerronTout ce qui se faisait de solennel, d’honorable, de patriotique dans la commune , avait lieu au pied du Péron. On le regardait comme la source ou la marque de l’autorité publique.

Les hérauts , ou crieurs-jurés et publics , après avoir fait sonner quelques chamades par les joueurs-jurés de trompe ou de trompette , pour assembler le peuple , y proclamaient:

Soit l’élection des bourguemaîtres et des jurés,
Soit la paix ou la guerre,
Soit les édits du gouvernement, les récès du magistrat, les sentences des échevins,
Soit les noms des personnes qui demandaient à acquérir la bourgeoisie,
Soit le cri du pays, par lequel on invitait un criminel à venir faire des aveux, pour éclairer la justice, devant certains officiers publics, sans crainte d’être arrêté.

Cette manière de publier et de rendre exécutoires les lois et les arrêts, se nommait,dans notre jurisprudence politique et juridique: Cri au Péron.

Le Péron de Liége, Ferd. Hénaux, in La Revue de Liége, tome 6, 1846


Le perron de Liège, autres billets
droit et l’administration à Liège
Droit et justice à Liège
Retour à l’index