Archive for the 'Ferdinand de Bavière' Category

Ferdinand de Bavière tient le Synode de Liège en 1618

30 janvier 2008

« Synode de Liége, l’an 1618. Ferdinand de Bavière , archevêque de Cologne et évêque de Liége, tint ce synode. Il ordonna, entre autres statuts, de ne représenter aucune comédie ou pièce de théâtre, à moins qu’elle ne fût approuvée du vicaire de l’évéque; qu’оп réduisît à de justes bornes la pompe des cérémonies funèbres, et que l’office ne s’en fit jamais, pour qui que ce fût, par un évêque ou par un abbé. Il permit de compenser par cinq Pater et cinq Ave, dits en l’honneur des cinq plaies de Notre – Seigneur , l’abstinence de viande prescrite aux prêtres pour les deux jours avant les Cendres, et celle de laitage imposée même aux simples fidèles pour tout le carême et les vigiles de fêtes. »

Encyclopédie théologique, Tome 13ème, Dictionnaire Universel et complet des Conciles, Augustin Calmet, 1847


La religion à Liège
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Liège au 17ème siècle

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L’impôt de cinq sols par fenêtre, prétexte à émeute à Liège

8 décembre 2007

La principauté de Liège, moins éprouvée jusqu’alors que la Flandre et le Brabant, eut aussi, en 1603, ses perturbations. On se rappelle que, suivant l’ordonnance de Jean de
Heinsberg, publiée en 1424, l’élection des magistrats de Liège se faisait par trente-deux délégués, choisis parmi tous les corps de métiers, et désignés eux-mêmes par vingt-deux commissaires, dont douze étaient nommés par le prince-ëvêque, et les autres par les paroisses.

Ernest de Bavière, espérant déraciner les abus qui résultaient de cet état de choses, et mettre un terme aux intrigues qui assiégeaient les trente-deux durant l’espace de temps qui précédait l’élection, promulgua une nouvelle ordonnance, qui la confiait directement aux métiers.

Ferdinand de Baviere, Daler de 30 Pattards, 1614Ce règlement resta en vigueur jusqu’à l’avènement de Ferdinand de Bavière. Celui-ci obtint un mandement de l’empereur Mathias, annulant la forme électorale établie par son prédécesseur, ordonnant d’observer strictement les statuts de Heinsberg, sauf quelques légères modifications, sous peine d’une amende de cinquante marcs d’or pur, et déclarant nulles toutes les élections qui se feraient à l’avenir d’une autre manière.

Ces mesures, qui tendaient à diminuer les privilèges des corps de métiers, déplurent à la population liégeoise. L’établissement d’un impôt de cinq sols par fenêtre, proposé à quelque temps de là, servit de prétexte à une violente émeute, qui fut apaisée il est vrai, mais qui contribua à augmenter l’impopularité de l’èvèque. Les partisans de ce dernier, ou les Chiroux, eurent dès lors à lutter fréquemment contre les Grignoux — nom donné à la faction liégeoise — et leurs dissensions nuisirent beaucoup au développement de l’industrie locale.

Histoire du commerce et de la marine en Belgique, Ernest Jean van Bruyssel, 1861


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