Archive for the 'St-Jacques' Category

André Severin est enterré sous l’orgue de St-Jacques

5 mars 2008

SEVERIN (André), facteur d’orgues, né à Maestricht et décédé à Liège en 1673. On voit sur son tombeau l’épitaphe suivante, dans l’église de Saint-Jacques :

André Severin , en son art sans pareilles
Nous a fait ces orgues, l’une de ses merveilles,
Reçut à Maestricht sa vie et son estre,
Et mourut, rempli de grâces , dans ces cloistres :
Ainsi , d’un destin très-heureux ,
Son corps repose dans ces lieux ,
Son âme esclate dans les cieux,
Et son ouvrage au milieux.

Pour l’intelligence de cette épitaphe un peu singulière, il faut observer que Severin est enterré sous son ouvrage, c’est-à-dire, sous les orgues qui, en effet sont excellentes et passent pour être les meilleures de Liège.


Biographie liégeoise ou, Précis historique et chronologique de toutes les personnes qui se sont rendues célèbres…, Antoine Gabriel de Becdelièvre-Hamal, 1837


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Baudri inconsolable fonde St-Jacques à Liége

2 décembre 2007

« Plusieurs prélats illustrèrent notre pays de leurs vertus et de leur science sous le régne de St. Henri.

Il faut citer en premier lieu Baudri, le successeur de Notger sur le siége de Liége. Il se montra digne en tout de son prédécesseur, surtout par sa libéralité envers les couvents. C’est lui qui fit bâtir à Hoegaerde un château pour protéger ses terres. Le comte de Louvain, Lambert, s’en offensa et se mit à ravager les possessions de Liége. A cette nouvelle l’évêque ramasse des hommes d’armes et marche à la rencontre du comte, mais il est obligé de fuir en laissant près de trois cents des siens sur le champ de bataille.

Liège, église St-Jacques

Liège, église St-Jacques


Il était inconsolable de la perte de tant de loyaux et braves sujets. Un évêque italien, qui se trouvait pour lors à Liége, l’engagea à fonder un couvent pour le repos de leur âme. Baudri commença en effet à élever le cloitre de St. Jacques, mais la mort le surprit avant qu’il eût achevé son pieux dessein. Il laissait de quoi le continuer. Ce fut sous Baudri que le diocèse de Liége s’agrandit du comté de Looz, qui lui fut légué par le seigneur Arnould, du consentement de son épouse Lutgarde. »

Belgique catholique. Saints et grands hommes du catholicisme en Belgique, Corneille Smet, 1852

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L’orgue de St-Jacques à Liège

20 novembre 2007

L’orgue, d’une richesse extraordinaire, déploie, à ses deux côtés, d’immenses panneaux dorés, dont l’intérieur est couvert de peintures.

Ces panneaux se fermaient dans les jours ordinaires, et servaient à protéger l’orgue contre la poussière; on ne les ouvrait qu’aux jours de fêtes, pour laisser passer les saintes harmonies, et donner au peuple, avec le plaisir d’entendre la musique céleste, celui de voir le magnifique instrument d’où elle sortait.

Depuis que la destruction des abbayes a fait de cette église la propriété longtemps abandonnée de la ville, les panneaux sont demeurés ouverts; on craindrait de les ébranler sur leurs gonds rouilles; et l’orgue reste muet, ouvrant inutilement ses deux grandes ailes chargées de saints et d’anges, que les vibrations de l’instrument feraient peut-étre tomber en poussière.

Liège orgue à St-JacquesLe buffet, dont le sommet se détache sur un fond de lumière et de pointures, formé par les vitraux de la rosace et par les fresques de la muraille extérieure, descend en pointe presque à portée de la main d’homme, et se termine en forme de cul-de-lampe, par un faisceau de cinq niches où sont cinq statues; au milieu, celle de la Vierge ; à ses côtés, deux saintes portant l’encensoir; aux deux coins, deux prophètes.

Cette pointe coupe en deux parties égales un balcon en bois doré, où s’appuyaient les chanteurs qui accompagnaient l’orgue, et au-dessous duquel sont, de chaque côté, six niches avec leurs saints, rois ou prophètes, vêtus d’habits dorés, et assis sur des trônes peints en rouge, que couvre un petit dais sculpté à jour.

Les inscriptions placées au bas du cul-de-lampe, donnent la date de l’achèvement de l’église, 1538.

L’abbé régnant s’y félicite d’avoir mis la dernière main à ce bel ouvrage et en rend gloire à Dieu. On lui eût permis même un peu de vanité mondaine.


La revue de Paris, souvenirs de voyage III, Liège, Marc Le Goupils, 1836.

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