Archive for the 'sciences' Category

Robertson, inventeur de la fantasmagorie

26 août 2012

ROBERTSON (Étienne­-Gaspard) , naquit à Liége en 1763. Soп père, riche négociant, le destinait à l’état ecclésiastique; mais la vivacité de son caractère, un goût irrésistible pour l’étude des sciences qui offrent le plus de difficultés, rendirent impraticables les projets de son père et de sa famille, et il se consacra à l’étude de la peinture qu’il cultiva avec assez de succès pour obtenir un prix.

La physique commençait à cette époque à sortir de l’oubli où elle avait été plon­gée, et l’abbé Nollet , par ses ouvrages , venait de démontrer que si l’étude de cette science pouvait servir à découvrir des vérités du plus haut intérêt pour les savants , elle offrait aussi aux gens du monde des délassements agréables et peu dispendieux. Robertson s’appliqua à l’étude de cette science sous ces deux rapports, et elle devint la source de fortune comme science d’agrément, et de sa réputation comme savant distingué. On peut regarder Robertson comme l’inventeur du galvanisme en France, puisque lorsque Volta y vint pour y démontrer la véritable théorie du galvanisme, elle y était déjà connue par plusieurs expériences de Robertson, et par plusieurs appareils nouveaux dont il était l’auteur. Ce fut lui qui, dans une séance à l’Institut, et devant Bonaparte, alors premier Consul, leva tous les doutes de l’identité du galvanisme avec l’électricité en enflammant le gaz hydrogène avec l’étincelle galvanique. On croit aussi qu’il est l’inventeur de la fantasmagorie, parce que c’est à Liége, et devant les magistrats de cette ville, qu’il fit la première expérience de ces illusions d’optique qui eurent un si prodigieux succès à Paris, à Londres, à Pétersbourg où il a résidé plusieurs années.

La mécanique ne lui a point été étrangère; il avait fait un automate sonnant de la trompette, une gondole mécanique, un instrument qu’il nommait phonorganon et qui, placé dans une caisse sur laquelle une figure était couchée, imitait la voix de l’homme dans des mots et des phrases très­distinctement prononcés. Mais ce qui l’a fait le plus connaître, ce sont les voyages aérostatiques qu’il a faits dans une grande partie des cours de l’Europe, et même celui qu’il fit à Pékin devant l’empereur de la Chine, dans le seul but de lui faire connaître à quel point étaient poussés dans nos contrées les arts et les sciences. Les voyages aérostatiques entrepris par Robertson sont au nombre de cinquante-neuf : les plus remarquables sont celui qu’il exécuta à Hambourg, avec M. Loest, son élève, le 18 juillet 1803, et où il s’éleva à 3600 toises, le point le plus élevé de l’atmosphère où l’on soit parvenu avant et depuis lui; celui qu’il fit à Vilna le 18 mars 1809, le froid étant à 18 degrés au-dessous de zéro; et enfin, celui du jardin de Monceaux, avec un parachute qui avait 40 pieds de diamètre, qu’il réduisit à moitié dans ses autres voyages. On dit le regarder comme l’auteur des parachutes, puisqu’il s’en était servi plusieurs années avant Garnerin, à qui on en attribue l’invention les eût employés.

Les principaux Monuments funeraires du pere-Lachais, de Montmartre, du mont-Parnasse, Rousseau, Paris


Sciences et techniques à Liège
Personnalités de Liège
Liège au 18ème siècle

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Foule à la citadelle de Liège pour une élévation en ballon

23 novembre 2010

« Je conduisais dans mes équipages un ballon cylindrique propre à élever seulement une personne. Arrivé à Liège, où je reçus l’ordre de séjourner, je crus devoir faire l’essai de ce ballon, qui avait été établi contre mon gré. Je construisis un fourneau pour le remplir, et je me fis élever à 100 toises dans la citadelle.

Les cordes d’ascension étaient fixées sur chacun des deux grands côtés ; mais une des extrémités du cylindre se présenta au vent comme lui opposant une moins grande résistance. Les deux cordes alors se rapprochèrent de cette partie du cylindre, et le ballon ne fut plus retenu par son centre.

L’autre partie, sous le vent, en reçut un mouvement pendulaire qui porta alternativement la nacelle sur chacune des deux cordes, ce qui rendait l’observation non- seulement impossible, mais dangereuse. Tous les spectateurs furent effrayés ; une foule d’habitants, qui m’avaient témoigné un grand intérêt, accoururent à la citadelle.

Lorsque je fus bien assuré par l’expérience qu’il n’y avait aucun moyen de s’en servir, je donnai le signal d’arriver, et bientôt après j’expédiai le ballon pour Meudon. »

Ballons: histoire de la locomotion aérienne depuis son origine jusqu’à nos jours, Julien Turgan, Paris, 1851.


Sciences et techniques à Liège

Hubert Sarton, inventeur Liégeois de la montre qui se remonte en la portant

18 octobre 2008

[..] Toute sa vie a été employée à donner ses soins à sa nombreuse famille et à l’étude des sciences, et jusqu’à ses derniers momens il ne rêvait qu’aux moyens de porter des améliorations aux arts utiles. Il est décédé dans sa patrie, le 18 octobre 1828, âgé de 80 ans.

On peut voir, dans une petite brochure que Sarton publia en 1822 , imprimée chez Latour, à Liège, in-8°, p. 32, la description d’une partie de ses inventions, dont les principales sont :
1° Sa grande pendule achetée par le prince Charles de Lorraine;
2° Un nouveau mode d’échappement pour les pendules ;
3° Une montre qui se remontait en la portant;
4° Un projet d’une machine hydraulique, avec modèle , pour remplacer avec économie celle de Marly ;
5° Un régulateur de compensation ;
6° Une pendule d’après le système décimal ;
7° Un fauteuil mouvant à volonté ;
8° Un chronomètre autographe ;
9° Un moulin à vent d’une nouvelle construction;
10° Ses électromètres;
11° Ses montres chronométrographiques, etc., etc.

Liège, Hubert Sarton


Biographie liégeoise: ou, Précis historique et chronologique de toutes les personnes qui se sont rendues célèbres, Antoine Gabriel de Becdelièvre-Hamal, 1837

Autres billets sur des personnalités Liégeoises
Sciences et techniques à Liège
Liège au 19ème siècle

Un Institut archéologique s’est formé à Liège

8 mars 2008

« Liége a d’autres préoccupations et d’autres intérêts que ceux de l’archéologie : l’industrie y fait chaque jour des progrès nouveaux et sait y changer le fer en or. Cependant, à côté de ce monde actif et agité, vivent et pensent quelques hommes studieux et savants. La vue des beaux monuments que possède la ville et le soin de leur restauration ont tourné quelques esprits vers l’étude de l’architecture; un Institut archéologique s’y est formé, qui s’enorgueillit, à juste titre, des noms de M. le chanoine Devroye, de MM. Grandgagnage, Petit de Rosen, Delsaux, l’habile architecte du palais des Évêques.

Là donc, aussi, l’archéologie compte des adhérents, et il n’en pouvait être autrement chez un peuple aussi intelligent que celui de Liége.  »

Liège, musée archéologique
Annales archéologiques, Adolphe Napoléon Didron, Edouard Didron, 1852


Histoire de Liège au 19ème siècle