Archive for the 'coutume' Category

Les Liégeois dansent le cramignon à la St-Henri

15 juillet 2008

A Liége, la fête de saint Henri, patron de la citadelle, était presque tout aussi impatiemment attendue que le 1er mai.
Une procession magnifique circulait à travers les allées de verdure escortée par un régiment de vieux soldats, drapeaux déployés; suivait la grande messe « en musique, » ensuite un repas qui pouvait passer pour splendide, comparativement à la frugalité de la vie ordinaire, et finalement on courait à la danse. Car c’était le jour, où le « cramion », cette danse favorite des Liégeois qui ne manque à aucune fête, jouissait de la plus grande vogue. Tous les rangs et tous les grades s’y confondaient, le général aussi bien que le soldat répétait en dansant avec les autres le joyeux refrain de :

« Vive ly fiesse, ly joleie fiesse, vive ly fiesse dy sint-Hinry ! »

Calendrier belge, fêtes, usages, croyances et pratiques populaires, baron de Reinsberg-Düringsfeld, Bruxelles, 1862


Fêtes et traditions à Liège

Liège, les Liégeois dansent le cramignon

Liège, les Liégeois dansent le cramignon

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les Liégeois dans les rues avec un balai la veille de St-Martin

11 novembre 2007

Liège, basilique St-Martin« La veille de St. Martin les Liégeois courent dans les rues avec un balai, où il y a un cierge allumé comme ceux que l’on porte au Sabbat. Ils crient,

« vivat Saint Martin qu’a vendou si choud de chiase po bure de vins:
vive St. Martin qui a vendu sa culote pour boire du vin. »


Cette cérémonie se fait en dérision du Saint Patron de Tours & de la nation française. « 


Les abus dans les cérémonies et dans les moeurs developpés, Henri-Joseph Du Laurens, 1767

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La Nuit des Trépassés à Herstal

1 novembre 2007

« A Herstal, près de Liége, il est d’usage que dans la nuit des Trépassés, un homme aille de maison en maison frapper aux fenêtres en disant : « Chrétiens, réveillez-vous et priez pour le repos des âmes! »

Les habitants attribuent l’origine de cette singulière coutume au vœu d’un meurtrier, qui, pour expier son crime, aurait imposé à ses descendants l’obligation d’observer à jamais la pratique susdite. Un membre de sa famille ayant manqué à ce devoir, serait mort subitement, ajoute la tradition, et depuis ce temps-là l’usage est scrupuleusement observé jusqu’à nos jours . »

Traditions et légendes de la Belgique, Le Baron de Reinsberg-Düringsfeld, 1870

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Liège au 19ème siècle