Archive for the 'enseignement' Category

L’héritier du trône de Pologne achève son éducation à Liège

5 novembre 2008

« Pendant la révolution de 1034-1040, le jeune héritier du trône de Pologne, Kasimir I°, alla avec sa mère en Allemagne; mais il fut envoyé sur-le-champ en France , à Liège (Leodium), pour y terminer son éducation. A son retour dans sa patrie, il emmena avec lui un grand nombre d’ecclésiastiques français, qu’il installa surtout dans les abbayes de Tyniec et de Lubusz. L’abbé de Tyniec, ensuite évêque de Krakovie , était aussi Français , et s’appelait Aaron : il avait douze moines, ses compatriotes, sous ses ordres. »

Tableau de la Pologne ancienne et moderne, Conrad Malte-Brun, Léonard Chodźko, Joachim Lelewel, Michał Podczaszyński, Tome Second, Paris 1830


L’enseignement à Liège
11ème siècle à Liège

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Notger dirige les écoles de l’abbaye de Stavelot

9 avril 2008

« La patience, l’humilité, la modération, devroient, toujours être l’apanage de celui qui se dévoue à l’état religieux : Notger , à ces qualités, joignoit un génie flexible susceptible d’entreprendre & d’exécuter les plus grandes choses. A peine sorti de l’enfance, reçu dans le monastère de St.-Gal, il y fit de si bonnes études, &, par son application, acquit en peu de temps des connoissances si étendues, qu’Odillon, Abbé de Stavelo, le pria de se charger de la direction des écoles de son Abbaye : il y enseigna les sciences à une jeunesse nombreuse, parmi laquelle on distinguoit le célèbre Adelman & le philosophe Eggihard.

L\'abbaye de Stavelot

On le rappela bientôt à son premier monastère, pour y remplir les fonctions de Prieur. Une vie édifiante , des mœurs douces & faciles, l’assiduité au travail : voilà l’exemple qu’il proposoit à suivre aux religieux de St.-Gal. Semblable à une brillante aurore qui présage un beau jour , sa réputation naissante attira les regards d’Othon premier ; Brunon , Archevêque de Cologne, qui se plaisoit à rassembler les savans à la cour de cet Empereur, ne voulut pas laisser tant de talens enfouis dans un cloître : il invite le jeune solitaire à paroitre sur un théâtre plus vaste & plus digne de lui. Notger s’arrache à regret à l’asyle qu’il s’étoit choisi. Othon le reçut avec bonté, lui accorda sa confiance, & l’initia même aux secrets de l’état : tel fut le fruit de son amabilité, de sa profonde érudition, & principalement de son habileté dans les affaires.  »


Mélanges de littérature et d’histoire, Hilarion Noël Villenfagne d’Ingihoul, Liège, 1788


Autres billets sur Notger
Les princes-évêques de Liège
Liège au 10ème siècle

Sous Notger, les écoles de Liège acquirent un haut degré de réputation

8 avril 2008

« Notger succédait à trois princes qui n’avaient rien épargné pour introduire à Liège le goût des sciences et des belles-lettres. Mais c’est sous cet évêque, le plus docte de son temps, omnium, dit Du Boulai, sui temporis doctissimus, où les écoles de Liège acquirent un si haut degré de réputation, que les étrangers y venaient de tous les côtés.

L’évêque Notger savait qu’on pouvait comparer l’enfance à une terre féconde; si elle est bien cultivée, si l’on y sème de bon grain, elle produit une abondante moisson ; de là ses soins vigilants pour se procurer des professeurs intelligents , zélés et de mœurs irréprochables, parce qu’il voulait, qu’en acquérant des connaissances , leurs disciples apprissent aussi à estimer la vertu.

Les écoles de Liège donnèrent pour le xie et le xii siècle qui suivirent celui de Notger, beaucoup de personnes habiles qui ne firent qu’ajouter à leur réputation. Mais la renommée des écoles de Liège était trop éclatante pour qu’elles pussent se soutenir longtemps dans le même état. On les vit décliner insensiblement, ainsi que presque toutes les écoles célèbres de France, vers leur décadence. Enfin, elles furent remplacées dans beaucoup de villes par des universités, et les Liégeois allèrent dans les xiii° et xiv° siècles jusqu’à Paris, puiser des connaissances qu’ils ne pouvaient plus acquérir chez eux. »

Histoire des bibliothèques publiques de la Belgique, Jean Pie Namur, Tome 1er, Bruxelles, 1840


Autres billets sur Notger
Les princes-évêques de Liège
Liège au 10ème siècle

Situation de l’instruction primaire en province de Liège, en 1854

18 octobre 2007

De son côté, M. l’évêque de Liège, dans son rapport sur l’état de l’enseignement religieux pendant l’année 1854, s’exprime ainsi :
 » Quoique le nombre des élèves augmente dans beaucoup d’endroits, la fréquentation des écoles continue de laisser beaucoup à désirer dans plusieurs districts de la province de Liège. Dans les contrées agricoles, une foule d’écoles sont presque désertes dès les mois de mai et de juin. Mais c’est surtout dans les contrées industrielles et manufacturières que ce mal a une gravité qui donne à réfléchir. Ainsi, pour ne citer qu’un seul exemple, dans la populeuse commune de Seraing, qui comprend 18,000 âmes, toutes les écoles communales et privées réunies ne donnent que six cents et quelques élèves! La meilleure volonté du clergé, les efforts réunis des inspecteurs civils et ecclésiastiques, les mesures administratives du Gouvernement et des différentes autorités ne parviendront jamais à guérir cette plaie ; je forme des vœux pour que le législateur puisse, dans un avenir peu éloigné, s’occuper sérieusement de cette question d’un si haut intérêt social, et apporter un remède efficace à ce mal si désastreux pour toute culture intellectuelle et morale.  »

Rapport triennal sur la situation de l’instruction primaire en Belgique, par M. P. De Decker, Ministre de l’intérieur, 1856


Liège au 19ème siècle