Posts Tagged ‘citadelle’

Foule à la citadelle de Liège pour une élévation en ballon

23 novembre 2010

« Je conduisais dans mes équipages un ballon cylindrique propre à élever seulement une personne. Arrivé à Liège, où je reçus l’ordre de séjourner, je crus devoir faire l’essai de ce ballon, qui avait été établi contre mon gré. Je construisis un fourneau pour le remplir, et je me fis élever à 100 toises dans la citadelle.

Les cordes d’ascension étaient fixées sur chacun des deux grands côtés ; mais une des extrémités du cylindre se présenta au vent comme lui opposant une moins grande résistance. Les deux cordes alors se rapprochèrent de cette partie du cylindre, et le ballon ne fut plus retenu par son centre.

L’autre partie, sous le vent, en reçut un mouvement pendulaire qui porta alternativement la nacelle sur chacune des deux cordes, ce qui rendait l’observation non- seulement impossible, mais dangereuse. Tous les spectateurs furent effrayés ; une foule d’habitants, qui m’avaient témoigné un grand intérêt, accoururent à la citadelle.

Lorsque je fus bien assuré par l’expérience qu’il n’y avait aucun moyen de s’en servir, je donnai le signal d’arriver, et bientôt après j’expédiai le ballon pour Meudon. »

Ballons: histoire de la locomotion aérienne depuis son origine jusqu’à nos jours, Julien Turgan, Paris, 1851.


Sciences et techniques à Liège

Marlborough s’en va-t-en guerre… à Liège

13 octobre 2008

« Maître de la Basse-Meuse, Marlborough remonta ce fleuve vers Liége. Boufflers, inférieur de moitié à l’ennemi, se vit réduit à la dure nécessité d’opter entre la conservation de Liége et celle du Brabant, Les places belges étaient en si mauvais état qu’on ne pouvait les abandonner,. même pour peu de jours , à leurs propres forces. Boufflers se retira de Tongres sur Hui et sur les nouvelles lignes qui aboutissaient à la Mehaigne. Il avait laissé quelques milliers d’hommes dans les forteresses de Liége.

Duc de Marlborough

Duc de Marlborough


La ville de Liége ouvrit ses portes à l’ennemi sans coup férir ( 13 octobre 1702). La citadelle, très-mal défendue, fut emportée d’assaut le 23 octobre : la forteresse de la Chartreuse capitula le 29. »


Histoire de France, depuis les temps les plus reculés jusqu’en 1789, Tome XIV, Henri Martin, 1859


Guerres et batailles à Liège
Liège au 18ème siècle

Païenporte était-elle la porte des païens à Liège ?

22 juillet 2008

On ne connait pas l’origine de l’expression de Payen -porte ;
c’est ainsi qu’on a traduit dans les chroniques manuscrites celle de porta Pagani. Dans une note que je dois à la bienveillance obligeante de M. de Villenfagne , ce savant forme deux conjectures à ce sujet. Au tems de St Hubert, vers 699 , il y avait encore beaucoup de païens dans la Taxandrie ou Campine.
C’est peut-être pour cette raison qu’on aura nommé Payen-porte celle par laquelle on sortait pour aller dans la Campine. Dans les siècles reculés, il existait dans le pays de Liège une famille noble du nom de Payen. Un seigneur appelé Payen de Warsée était échevin de Liège dans le 14è siècle, comme on le voit dans le Miroir des nobles de la Hesbaie par de Hemricourt , p. 140 de l’édition de 1791. Un Henri Polarde de Neuvice, bourgmestre de Liège en 1302, eut une fille qu’on nomma la dame de Payen-porte, et qui fut mariée à Lambert d’Oupeye.

La situation de cette porte est mieux connue que son étymologie. Les hauteurs de Ste Walburge étaient en face de cette porte : elle conduisait donc au faubourg de Ste Walburge et aux vignobles qui s’étendent jusqu’à la porte de Vivegnies. Cette porte cependant n’était que très-peu fortifiée en 1203, ou plutôt les fortifications n’en avaient été qu’ébauchées ; car en 1213, les Liégeois, craignant d’être surpris comme ils l’avaient été l’année précédente par le duc de Bourgogne , qui était entré par cette porte, construisirent des murs épais. Elle fut murée dans la suite , et son nom était déjà presque perdu au tems de l’historien Fisen, qui écrivait vers le milieu du 17e siècle. La porte de Ste Walburge touchait l’ancienne citadelle de Liège, et elle vient d’être démolie.

Dictionnaire géographique du royaume de Pays-Bas, Louis Dieudonne Joseph Dewez, Bruxelles, 1819

Les Liégeois dansent le cramignon à la St-Henri

15 juillet 2008

A Liége, la fête de saint Henri, patron de la citadelle, était presque tout aussi impatiemment attendue que le 1er mai.
Une procession magnifique circulait à travers les allées de verdure escortée par un régiment de vieux soldats, drapeaux déployés; suivait la grande messe « en musique, » ensuite un repas qui pouvait passer pour splendide, comparativement à la frugalité de la vie ordinaire, et finalement on courait à la danse. Car c’était le jour, où le « cramion », cette danse favorite des Liégeois qui ne manque à aucune fête, jouissait de la plus grande vogue. Tous les rangs et tous les grades s’y confondaient, le général aussi bien que le soldat répétait en dansant avec les autres le joyeux refrain de :

« Vive ly fiesse, ly joleie fiesse, vive ly fiesse dy sint-Hinry ! »

Calendrier belge, fêtes, usages, croyances et pratiques populaires, baron de Reinsberg-Düringsfeld, Bruxelles, 1862


Fêtes et traditions à Liège

Liège, les Liégeois dansent le cramignon

Liège, les Liégeois dansent le cramignon