Les soucis d’encre de Pétrarque à Liège

16 octobre 2007

« Au quatorzième siècle, les érudits commencèrent a fouiller de tous les côtés les bibliothèques des couvents et des particuliers pour en exhumer les auteurs classiques. Pétrarque, entre autres, s’est acquis par son zèle la reconnaissance de la postérité. Il faisait rechercher les manuscrits en France, en Angleterre, en Italie et jusqu’en Grèce. Il ne passait jamais près d’un ancien monastère sans se détourner pour en visiter la bibliothèque.

« Vers la vingt-cinquième année de ma vie, raconte-t-il dans une de ses lettres (de Libris Ciccronis), étant arrivée à Liège et ayant appris qu’il s’y trouvait bon nombre de livres, je m’y suis arrêté et j’y ai retenu mes compagnons jusqu’à ce que j’eusse copié moi-même une oraison de Cicéron et fait transcrire une autre par un de mes amis; je répandis ensuite ces ouvrages en Italie. J’eus toutefois grande peine, dans cette bonne cité barbare, à trouver quelque peu d’encre, et encore était-elle semblable à du safran. »

Curiosités bibliographiques par Ludovic Lalanne , 1857


Liège au 14 ème siècle
Voyageurs et visiteurs à Liège

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