Posts Tagged ‘17è siècle’

André Severin est enterré sous l’orgue de St-Jacques

5 mars 2008

SEVERIN (André), facteur d’orgues, né à Maestricht et décédé à Liège en 1673. On voit sur son tombeau l’épitaphe suivante, dans l’église de Saint-Jacques :

André Severin , en son art sans pareilles
Nous a fait ces orgues, l’une de ses merveilles,
Reçut à Maestricht sa vie et son estre,
Et mourut, rempli de grâces , dans ces cloistres :
Ainsi , d’un destin très-heureux ,
Son corps repose dans ces lieux ,
Son âme esclate dans les cieux,
Et son ouvrage au milieux.

Pour l’intelligence de cette épitaphe un peu singulière, il faut observer que Severin est enterré sous son ouvrage, c’est-à-dire, sous les orgues qui, en effet sont excellentes et passent pour être les meilleures de Liège.


Biographie liégeoise ou, Précis historique et chronologique de toutes les personnes qui se sont rendues célèbres…, Antoine Gabriel de Becdelièvre-Hamal, 1837


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Les Chiroux et les Grignoux

28 février 2008

« II serait assez difficile de déterminer l’origine exacte des dénominations de Chiroux et de Grignoux ; par les premiers, on désignait communément les partisans du prince , les seconds appartenaient à l’opposition.

Ces derniers cherchaient à maintenir le principe de la neutralité ; ils y étaient secrètement encouragés par un agent français qui résidait à Liége, le sieur Mouzon de Ficquelmont, dont la mission était de susciter des embarras aux princes ecclésiastiques du corps germanique, peut-être même , de détacher le pays de Liége du cercle de Westphalie. Les deux factions en vinrent souvent aux mains, et plus d’une fois, à l’époque des rénovations magistrales, des rixes violentes ensanglantèrent nos rues.  »


La Mal Saint-Jacques ou les Chiroux et les Grignoux, M.L. Polain, Revue belge, Tome 1, Liège, 1835


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Ferdinand de Bavière tient le Synode de Liège en 1618

30 janvier 2008

« Synode de Liége, l’an 1618. Ferdinand de Bavière , archevêque de Cologne et évêque de Liége, tint ce synode. Il ordonna, entre autres statuts, de ne représenter aucune comédie ou pièce de théâtre, à moins qu’elle ne fût approuvée du vicaire de l’évéque; qu’оп réduisît à de justes bornes la pompe des cérémonies funèbres, et que l’office ne s’en fit jamais, pour qui que ce fût, par un évêque ou par un abbé. Il permit de compenser par cinq Pater et cinq Ave, dits en l’honneur des cinq plaies de Notre – Seigneur , l’abstinence de viande prescrite aux prêtres pour les deux jours avant les Cendres, et celle de laitage imposée même aux simples fidèles pour tout le carême et les vigiles de fêtes. »

Encyclopédie théologique, Tome 13ème, Dictionnaire Universel et complet des Conciles, Augustin Calmet, 1847


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Varin et Duvivier, graveurs Liégeois à Paris

3 janvier 2008

Médaille à l’effigie de Louis XIV, par Jean Varin« On doit à Jean Warin, de Liége , d’importants perfectionnements dans la gravure des médailles et dans le monnayage. Voltaire dit de lui, dans son Histoire de Louis XIV : « Nous avons égalé les anciens dans les médailles. Warin fut le premier qui tira cet art de la médiocrité, vers la fin du règne de Louis XIII. « 

Un autre Liégeois, Duvivier, fut graveur de Louis XV. Après la mort de cet artiste, M. de Marigny, consulté par le roi sur le choix d’un nouveau graveur en médailles, conseilla à S. M. de différer, dans l’espérance qu’il se rencontrerait un Belge pour le remplacer, ajoutant : « qu’il n’y avait que cette nation pour bien saisir les effigies.  » »

La Belgique illustrée par les sciences, les arts et les lettres, Octave Delepierre, 1840.


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