Posts Tagged ‘tonlieu’

La procession solennelle du 27 avril et le surguet

27 avril 2008

« Le 27 avril , jour de la translation du corps de St.-Lambert de Maestricht à Liège, tous les habitants de la cité faisait cortège à la procession solennelle où l’on portait la châsse du Saint, un morceau de la vraie croix , quantité d’autres reliques et d’images saintes. Le clergé tout entier, revêtu de surplis et de dalmatiques, les accompagnait en chantant des hymnes sacrés.

La plus grande pompe était déployée à cette procession , qui avait été instituée par Erard de la Marck et, suivant Vlierden, dotée par lui de revenus annuels. D’un autre côté, nous trouvons dans Bartholet une charte de la cité du 13 février 1533 , ordonnant d’affecter à cette cérémonie la moitié des revenus du tonlieu du Pont des Arches.

La veille au soir, la population liègeoise donnait aux étrangers accourus en foule, le joyeux spectacle d’une revue militaire. La plupart des bourgeois, en habits de fête ou revêtus d’armes étincelantes, parcouraient toutes les rues de la cité. Cette revue s’appelait le Surguet (*)

(*) Primitivement, dit Vlierden, cette revue s’appelait le soir guet , parce qu’elle se faisait la nuit; ce mot, devenu par corruption le scharwait, continua d’être employé alors même que cette démonstration ne se fit plus que l’après-midi. »


Organisation intérieure du Métier, Bulletin de la société Liégeoise de Littérature Wallonne, 5ème année, Liège, 1862


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Tonlieu et droits de passage sur la Meuse

22 avril 2007

«En Belgique, les péages ont subi de nombreuses variations.

Sous le gouvernement des Princes-Ëvêques, les bateaux venant de France payaient un droit à leur entrée dans le pays de Liége, au bureau d’Hermeton ; ils payaient aussi le tonlieu à leur passage à Namur, au pont de Huy, au pont des Arches et à Maestricht.

Ce droit de tonlieu, qui était une taxe sur les marchandises, date des époques les plus reculées ; on le voit mentionné dans des actes du Xe siècle, entre autres dans un diplôme de Louis, fils de l’empereur Arnulph, de l’an 908, en faveur de l’église de Liége ; au XV siècle, dans une cession en date du 1er juillet 1469, faite par le Prince-Évêque, Louis de Bourbon, au
duc de Bourgogne, Charles-le-Téméraire, pour en jouir, lui, ses hoirs et ayant-cause, pendant le terme de trente ans, du droit de tonlieu sur les bateaux et marchandises – et sur tout ce qui passait sous le pont des Arches, droit qui s’élevait au trentième des biens et marchandises, et dont les sujets du duc de Bourgogne étaient seuls exemptés ; au XVIe siècle, dans un concordat du 4 août 1546, entre le pays de Liége et l’empire, ainsi que dans une lettre du collecteur du thoulieu d’Eisden au magistrat de la ville de Ruremonde, escrite le 26 d’april 1563. au XVIIè siècle, notamment dans un acte du 7 août 1657, portant que le péage sur et sous le pont des Arches avait été affermé pour 23,000 fl. au sieur soub-mayeur Prosset; mais que les bourgeois ayant fait du bruit à cette occasion, MM. les bourgmestres et le conseil de la cité s’empressèrent de surroguer au lieu et place du dit péage, un impôt de dix liards sur chaque tonne de bierre, en sus des dix liards déjà imposés pour la construction du dit pont.

Le tonlieu s’est conservé jusqu’à la réunion de la Belgique à la France.
Indépendamment des droits d’entrée et des tonlieus, les bateaux qui descendaient la Meuse étaient contraints d’acquitter les droits de sortie et de passage.»

Annales des travaux publics de Belgique, t.1, Ministère des travaux publics, 1843


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