Posts Tagged ‘Sauvenière’

A Spa, les eaux de la Sauvenière ont fait du bien à la duchesse d’Orléans

26 août 2008

De Spa , ce 26 Août.

Les eaux de la Sauveniere ayant fait du bien à Madame la Duchesse d’Orléans, ses Enfants ont fait autour de cette fontaine une promenade réellement ravissante, dans un bois qui étoit inculte & plein de pierres & de rochers. On a enlevé les pierres & les roches qui étoient dans les chemins, on a tracé des routes, sablé, éclairci le bois , posé des bancs , formé des ponts sur des torrents, & parsemé le bois de charmantes bruyeres en fleurs. A l’extrémité de cette promenade , qui est très-vaste , on trouve une espece de bosquet, qui a une percée qui donne sur un précipice d’une grande beauté par sa profondeur , & parce qu’il est orné de rochers majestueux, de sources, de verdure & d’arbres. Au-delà de ce précipice , on découvre une vue très-belle & très-étendue.

Spa, la source de la Sauveniere

Spa, la source de la Sauveniere

Dans ce bosquet, nous avons placé, sur un tertre de gazon , un Autel à la reconnoissance, en marbre ,blanc , & dont la forme a été dessinée par M. de Myris.
Au haut de l’Autel , on lit ces mots en gros caracteres : à la reconnoissance ; & plus bas cette inscription:
 » Les eaux de la Sauveniere ayant rétabli la santé de Madame la Duchesse d’Orléans , ses Enfants ont voulu embellir les environs de la fontaine, & ont eux-mêmes tracé les routes & défriché ce bois, avec plus d’ardeur & d’assiduité que les Ouvriers qui ont travaillé sous leurs ordres « .

Œuvres complètes de Madame la Comtesse de Genlis, Tome XXI, Stéphanie Félicité Genlis, 1792


Liege au 18ème siècle
Santé à Liège

Publicités

Etat sanitaire des Liégeois autour du Canal de la Sauvenière

23 décembre 2007

« En général, l’état sanitaire des ouvriers se maintint favorable, si l’on excepte peut-être celui des ouvriers des fabriques de draps et des filatures. Il est même à remarquer que les ouvriers, appartenant aux établissements métallurgiques et industriels, jouissent d’une meilleure santé qu’autrefois. On peut dire, sans crainte d’être démenti, que la constitution physique et l’état sanitaire de la population ouvrière de la province de Liége sont, en général, satisfaisants , bien qu’ils soient susceptibles de notables améliorations. En effet, plusieurs maladies qui régnaient endémiquement dans notre province, telles que la teigne , la croûte de lait, etc., s’observent moins souvent.

Les scrofules et le rachitisme ne se rencontrent plus guère que dans quelques rues étroites, obscures et mal aérées , où la population ouvrière des fabriques de draps, des filatures, des papeteries, c’est-à-dire celle qui a le plus besoin d’air et de lumière, va s’entasser de préférence ou plutôt par nécessité.

Les maladies épidémiques sont rares à Liége, et si, depuis un certain nombre d’années, les fièvres intermittentes s’y sont montrées quelquefois, il faut l’attribuer à la stagnation des eaux d’arènes et des eaux provenant des égouts dans le canal de la Sauvenière, d’où elles n’étaient balayées, par les eaux de la Meuse, que pendant les fortes crues. Les anciens médecins soignaient rarement des fièvres intermittentes autres que celles contractées à l’étranger. Les médecins modernes ont remarqué que les premières affections de ce genre ont pris naissance aux environs du canal précité, tant il est vrai que la cause de ces affections réside dans les effluves des eaux stagnantes. Ces fièvres offraient, du reste, un caractère très-benin.

L’administration communale a, depuis peu, fait voûter le canal de la Sauvenière ; on peut donc espérer que ces affections disparaîtront avec la cause qui les a produites.»

Enquête sur la condition des classes ouvrières et sur le travail des enfants, Ministère de l’intérieur, 1846


Autres billets sur le thème ‘Santé à Liège’
Liège au 19ème siècle

Santé publique à Liège, 1831

3 octobre 2007

« Quoique la situation de la ville de Liège ne soit pas malsaine; cependant l’impétuosité des vents dominans et les inondations donnent lieu à un certain nombre de maladies que l’on remarque surtout dans la partie basse de la ville, composèe des quartiers d’Outre-Meuse ou de l’Est, du Nord et du Sud. Le quartier de l’Ouest, au contraire, occupant la partie élevée de Liège, offre un séjour bien moins insalubre. La malpropreté qui règne généralement dans le quartier d’Outre-Meuse, jointe à la mauvaise distribution des rues, qui sont étroites et presque écrasées, ne contribue que trop efficacement à la stase de l’air, dont le renouvellement est si précieux, surtout dans les endroits populeux. Aussi voit-on dans ce quartier un très-grand nombre de scrofuleux et de rachitiques, outre une foule d’individus d’une constitution languissante dont la pâleur constante accuse l’absence d’un air pur.

Dans la classe ouvrière les maladies qui ont été le plus généralement observées à Liège sont : la péritonite, les dartres et l’anémie, surtout chez les personnes employées dans les exploitations de houille, et les fonderies en zinc et en fer.

Liège, usine de zinc de St-Léonard

Liège, usine de zinc de St-Léonard

Plusieurs savans observateurs ont appelé l’attention sur le canal de la Sauvenière, d’où s’exhalent des miasmes pendant les chaleurs de l’été; il est à présumer que des mesures ont été prises pour mettre les habitans à l’abri de cette fâcheuse influence.

Dictionnaire géographique de la province de Liége, Baron Edmond de Selys-Longchamps, 1831

Autres billets sur la santé et les calamités à Liège
Liège au 19ème siècle

Liége a subi une métamorphose complète dans ses vieux quartiers

17 avril 2007

« S’il est une ville dont les descriptions, vieilles d’une cinquantaine d’années, sont surannées, et ne peuvent donner qu’une idée aussi inexacte qu’incomplète, c’est bien celle de Liége. Ce n’est plus là en effet ce dédale inextricable de sales et sombres ruelles, dont un poète français regrette si vivement la disparition.

Grâce à son excellente administration communale , Liége a subi depuis une vingtaine d’années une métamorphose complète dans plusieurs de ses vieux quartiers. Aujourd’hui la Place Saint-Lambert, reliée à la Grand’Place par deux rues nouvelles ; la Place de la Comédie et les rues qui entourent le théâtre; la Place Verte, les longues et imposantes rues de la Régence et de l’Université, l’immense prolongement de cette dernière jusqu’au Casino, hors de la ville ; le long et beau Quai de la Sauvenière (qui date déjà de 1808), et la belle promenade d’Avroy, bordée des deux côtés d’une suite d’élégants hôtels, enfin le vaste et joli quartier neuf qui s’est formé à droite de cette dernière, présentent un ensemble magnifique et digne des plus riches capitales.

Le quartier d’Entre-Deux-Ponts, auparavant un des plus pauvres et des plus négligés, a eu aussi sa part dans ces travaux d’embellissement. La dérivation de la Meuse donnera lieu bientôt à l’exécution d’autres projets d’une haute importance. »

Histoire de l’architecture en Belgique: depuis les temps les plus reculés, Antoine Guillaume Bernard Schayes, 1852

Autres billets sur la description de Liège
Liège au 19ème siècle
Ailleurs: « Liège d’antan », cartes postales anciennes
Liège, la place verte
Liège, la place verte.