Posts Tagged ‘Rivageois’

L’exportation de grains est interdite à Liège après la révolte des rivageois

30 juillet 2008

« Le 30 [juillet], la généralité de la cité s’assembla de nouveau , par ordre du prince, et s’occupa de plusieurs ordonnances touchant le bien commun.

On interdit expressément toute exportation de grains; on ferma toutes les tavernes situées dans les campagnes, comme étant des lieux de refuge pour les mauvais garçons, et l’on statua des peines sévères contre les brasseurs et les boulangers qui enfreindraient les réglemens.

En outre, comme beaucoup- d’étrangers, de gens pauvres et bannis d’autres lieux , venaient à Liège , manger le pain des nécessiteux et y apporter des pestes et autres maladies, il fut enjoint à ces sortes de gens de quitter la cité et la banlieue dans l’espace de trois jours , sous peine , la première fois . d’être fouettés aux quatre coins du marché et de perdre une oreille, la deuxième, d’avoir le poing droit coupé , et la troisième , d’être jetés à la rivière.  »

Revue Belge, publiée par l’association nationale pour l’encouragement et le développement de la littérature en Belgique,  Tome second, Liège, 1835


Liège au 16ème siècle
Mouvements sociaux à Liège

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Les meneurs de la révolte des Rivageois sont exécutés

27 juillet 2008

« Le 27 juillet, un échafaud fut dressé au milieu du grand marché, que la garde des dix hommes entourait de toutes parts ; dans l’espace conservé libre ne se trouvaient que le mayeur, le bourreau et ses aides.

Derrière les 10 hommes se pressaient les bourgeois avides d’assister à l’exécution qui se préparait. Vers 11 heures, on vit s’avancer les neuf condamnés , accompagnés de leurs confesseurs, et le bourreau se mit bientôt à l’œuvre; trois des patiens étaient déjà exécutés, lorsqu’on s’avisa de remettre à un autre jour le supplice des six autres ; on les reconduisit donc en prison, et les têtes du malin Laurent, de Jean Carodea et de Jean Barbe, furent clouées, dans l’après-dînée, à la porte de Ste.-Marguerite.

Wasseige, de Bois, Charlier, Germeau et Thiry le Parmentier furent décollés de la même manière le samedi suivant, et leurs têtes attachées aux portes d’Avroy et de Ste.-Walburge. Il ne restait en prison que Pasquai Martinon ; ce fut son tour le lundi suivant, ainsi que celui d’un autre Rivageois, Gérard le sergent, de Ramey; ce dernier, pris le jour même et amené à Liège vers neuf heures, fut confessé à l’instant et décollé à dix. La porte de St.-Léonard eut aussi son hideux trophée.  »


La révolte des Rivageois, Revue Belge, Tome Second, Liège, 1835