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Colin-Maillard, fameux guerrier du pays de Liège

2 mars 2012

Origine du Colin-Maillard. — Jean Colin-Maillard était un guerrier fameux du pays de Liège; il avait pris le nom de Maillard parce que, dans les combats, il s’armait de préférence d’un maillet, dont il se servait en fort et vigoureux champion. Ses exploits lui méritèrent l’honneur d’être fait chevalier, en 999, par Robert, roi de France. Dans la dernière bataille qu’il livra à un certain comte de Louvain, il eut les deux yeux crevés, mais , guidé par ses écuyers, il ne cessa de se battre tant que dura l’affaire qui était engagée. On assure que c’est à la suite de cet événement que nos aïeux, il y a environ huit siècles, inventèrent le jeu du Colin-Maillard.

Magasin pittoresque, Tome premier 1833


Personnalités de Liège
Liège au 11ème siècle

Charles le Téméraire commande de démolir le Pont des Arches

16 mai 2011

A la prise de Liége, en 1468, par Charles-le-Téméraire , celui-ci commanda de démolir le pont. Quoiqu’en disent plusieurs historiens, il est probable que malgré les ordres de ce prince absolu on ne rompit que l’arche du milieu. Après son départ, ce ne fut qu’avec de grosses poutres qu’on put communiquer d’un quartier de la ville à l’autre.

Dans un arrangement fait en 1469 entre Louis de Bourbon, prince-évêque de Liége, et le duc de Bourgogne, il fut stipulé que « par considération des grands plaisirs et services qu’il at fait a l’eglise de Liége ( Charles-le-Téméraire ! ) et à nous comme chascun scait… aucunement recompenser des grands frais et despens par luy, euz et soubstenu à l’occasion des guerres de Liége… nous luy cederons et transporterons pour luy, ses hoirs et ayant cause pour le temps et terme de trente ans prochainement et a venir, tous les droicts, proufficts et emoluments du Thoulieu et Gabelles que l’on a mis sus et qui se prendent et levent sur tous les biens… passans et qui passeront le dit temps durant par dessoubs le Pont des Arches en la dite cité… »

Liège, Pont Des Arches

Liège, Pont Des Arches

Par cette pièce on voit qu’il était appelé communément Pont des Arches.

Le Pont des Arches, donc, ne fut totalement réparé qu’en 1479, et l’évêque Robert de la Marck, au grand mécontentement des liégeois, fit dresser sur ce Pont, entre la chapelle et le corps de garde, une porte avec un pont-levis; mais dans une assemblée du Conseil, du mayeur, des échevins et des commissaires, qui eut lieu le 20 du mois de juin 1495, on résolut à l’unanimité de démolir la porte et le pont-levis et de les tronsporter vers le quartier d’Outremeuse, comme étant toujours prêt a se soulever et à venir faire des excursions dans la ville.

Description historique et topographique de Liège, Ferdinand-J. Henaux, Liège, 1837.


Liège face à Charles le Téméraire
Liège au 15ème siècle
Guerres et batailles à Liège
Le patrimoinde Liégeois

Marlborough s’en va-t-en guerre… à Liège

13 octobre 2008

« Maître de la Basse-Meuse, Marlborough remonta ce fleuve vers Liége. Boufflers, inférieur de moitié à l’ennemi, se vit réduit à la dure nécessité d’opter entre la conservation de Liége et celle du Brabant, Les places belges étaient en si mauvais état qu’on ne pouvait les abandonner,. même pour peu de jours , à leurs propres forces. Boufflers se retira de Tongres sur Hui et sur les nouvelles lignes qui aboutissaient à la Mehaigne. Il avait laissé quelques milliers d’hommes dans les forteresses de Liége.

Duc de Marlborough

Duc de Marlborough


La ville de Liége ouvrit ses portes à l’ennemi sans coup férir ( 13 octobre 1702). La citadelle, très-mal défendue, fut emportée d’assaut le 23 octobre : la forteresse de la Chartreuse capitula le 29. »


Histoire de France, depuis les temps les plus reculés jusqu’en 1789, Tome XIV, Henri Martin, 1859


Guerres et batailles à Liège
Liège au 18ème siècle

Attaques sur Esneux, Sprimont et la Chartreuse de Liège (1794)

18 septembre 2008

« Le général Jourdan, par des motifs qui ne sont point encore bien connus, avait laissé son armée dans l’inaction pendant le mois d’août ; mais ayant été renforcé par la division Schérer, qui venait de terminer son opération de la reprise des quatre places frontières , et devant exécuter le mouvement combiné avec l’armée du Nord, ce général en chef de l’armée de Sambre-et-Meuse attaqua les Autrichiens les 17 et 18 septembre.

On a pu remarquer combien la position de ces derniers était étendue. Leur ligne tenait de Ruremonde à Sprimont et Esneux. Le général Kray, posté sur la rive gauche de la Meuse, couvrait la place de Maëstricht. D’abord героussé jusque sous le canon de cette forteresse, le général autrichien ayant reçu quelques renforts, reprit bientôt sa position. Dès le 14, la droite et le centre de l’armée française avait forcé le passage de la rivière d’Ourte à Durbuy et Comblain-Pont. Le 18, les Français passèrent l’Aywaille, rivière assez escarpée, sur quatre colonnes, depuis le bourg du même nom jusqu’à Esneux , tandis que l’aile gauche inquiétait les Autrichiens sur leur centre et sur leur droite.

Carte:Les Dix-Sept Provinces des Païs-Bas ou Théâtre de la Guerre dans les Pays-Bas, Chez Dezauche, Paris, 1794, extrait.

Carte:Les Dix-Sept Provinces des Païs-Bas , 1794


Ce mouvement avait pour but d’attaquer les troupes aux ordres des généraux Alvinzy et Latour, formant la gauche de l’armée ennemie. La division Marceau marcha sur Esneux, celle du général Bonnet sur Sprimont, et le général Schérer se dirigea sur Chartreuse, près de Liège. Ces trois attaques bien combinées, et menées avec beaucoup d’intelligence , eurent le succès qu’on devait attendre de la bravoure française. La position de la Chartreuse fut abandonnée par les Autrichiens , après quatre heures d’un combat opiniâtre.

Deux mille hommes restés sur le champ de bataille , douze cents prisonniers, trente-cinq pièces de canon, deux cents caissons et fourgons , cinq drapeaux , tels furent les résultats de cette journée, qui força les Autrichiens, après quelques autres engagemens peu meurtriers , à se replier sur Juliers, derrière la Roër, après avoir jeté dix bataillons dans Maëstricht.  »

Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français, Charles Theodore Beauvais de Preau, Tome troisième, Paris, 1817.


Guerres et batailles à Liège
Liège au 18ème siècle