Posts Tagged ‘Français’

Marlborough s’en va-t-en guerre… à Liège

13 octobre 2008

« Maître de la Basse-Meuse, Marlborough remonta ce fleuve vers Liége. Boufflers, inférieur de moitié à l’ennemi, se vit réduit à la dure nécessité d’opter entre la conservation de Liége et celle du Brabant, Les places belges étaient en si mauvais état qu’on ne pouvait les abandonner,. même pour peu de jours , à leurs propres forces. Boufflers se retira de Tongres sur Hui et sur les nouvelles lignes qui aboutissaient à la Mehaigne. Il avait laissé quelques milliers d’hommes dans les forteresses de Liége.

Duc de Marlborough

Duc de Marlborough


La ville de Liége ouvrit ses portes à l’ennemi sans coup férir ( 13 octobre 1702). La citadelle, très-mal défendue, fut emportée d’assaut le 23 octobre : la forteresse de la Chartreuse capitula le 29. »


Histoire de France, depuis les temps les plus reculés jusqu’en 1789, Tome XIV, Henri Martin, 1859


Guerres et batailles à Liège
Liège au 18ème siècle

A Liège, les Autrichiens abandonnent la Chartreuse (1794)

19 septembre 2008

« L’histoire nous apprend qu’à l’entrée des troupes autrichiennes à Liège, les Liégeois, qui étaient très fort attachés à la république française, et qui nourrissaient une haine profonde pour les Impériaux , se souvenaient de l’énorme contribution dont le prince de Cobourg avait frappé le pays de Liège, en mars 1793. et prirent tout à coup une attitude hostile.
On en vint aux mains et les Autrichiens furent forcés à la retraite, après avoir perdu beaucoup de monde. Jourdan, à la tête de plus de 125 mille hommes, poursuivit les troupes de Cobourg et laissa en arrière les places fortes qu’il fit simplement bloquer.

General Jourdan

General Jourdan

Le prince de Cobourg campa dans ses retranchements formidables élevés sur les hauteurs de la Chartreuse, qui dominaient une partie de Liège, environ deux mois, se retira ensuite derrière la Roër et céda son commandement au général Clairfayt. Ce dernier livra un combat sanglant à Jourdan, le 2 oct. 1794, sur la Roër, dans les environs de Juliers; le général français ayant, à force de sacrifice d’hommes , franchi cette rivière , poussa ses troupes en avant jusqu’à Cologne, où il entra le 6 octobre, et se rendit maître de la rive gauche du Rhin.
Après la victoire de la Roër, le général Kléber, qui commandait une forte division sous les ordres de Jourdan, investit la place de Maestricht, qui se rendit le 4 novembre 1794, après onze jours d’un bombardement épouvantable.  »

Histoire des bibliothèques publiques de la Belgique, P. Namur, Tome III, bibliothèque de Liège, Bruxelles, 1842


Guerres et batailles à Liège
Liège au 18ème siècle

Attaques sur Esneux, Sprimont et la Chartreuse de Liège (1794)

18 septembre 2008

« Le général Jourdan, par des motifs qui ne sont point encore bien connus, avait laissé son armée dans l’inaction pendant le mois d’août ; mais ayant été renforcé par la division Schérer, qui venait de terminer son opération de la reprise des quatre places frontières , et devant exécuter le mouvement combiné avec l’armée du Nord, ce général en chef de l’armée de Sambre-et-Meuse attaqua les Autrichiens les 17 et 18 septembre.

On a pu remarquer combien la position de ces derniers était étendue. Leur ligne tenait de Ruremonde à Sprimont et Esneux. Le général Kray, posté sur la rive gauche de la Meuse, couvrait la place de Maëstricht. D’abord героussé jusque sous le canon de cette forteresse, le général autrichien ayant reçu quelques renforts, reprit bientôt sa position. Dès le 14, la droite et le centre de l’armée française avait forcé le passage de la rivière d’Ourte à Durbuy et Comblain-Pont. Le 18, les Français passèrent l’Aywaille, rivière assez escarpée, sur quatre colonnes, depuis le bourg du même nom jusqu’à Esneux , tandis que l’aile gauche inquiétait les Autrichiens sur leur centre et sur leur droite.

Carte:Les Dix-Sept Provinces des Païs-Bas ou Théâtre de la Guerre dans les Pays-Bas, Chez Dezauche, Paris, 1794, extrait.

Carte:Les Dix-Sept Provinces des Païs-Bas , 1794


Ce mouvement avait pour but d’attaquer les troupes aux ordres des généraux Alvinzy et Latour, formant la gauche de l’armée ennemie. La division Marceau marcha sur Esneux, celle du général Bonnet sur Sprimont, et le général Schérer se dirigea sur Chartreuse, près de Liège. Ces trois attaques bien combinées, et menées avec beaucoup d’intelligence , eurent le succès qu’on devait attendre de la bravoure française. La position de la Chartreuse fut abandonnée par les Autrichiens , après quatre heures d’un combat opiniâtre.

Deux mille hommes restés sur le champ de bataille , douze cents prisonniers, trente-cinq pièces de canon, deux cents caissons et fourgons , cinq drapeaux , tels furent les résultats de cette journée, qui força les Autrichiens, après quelques autres engagemens peu meurtriers , à se replier sur Juliers, derrière la Roër, après avoir jeté dix bataillons dans Maëstricht.  »

Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français, Charles Theodore Beauvais de Preau, Tome troisième, Paris, 1817.


Guerres et batailles à Liège
Liège au 18ème siècle

Les Chiroux et les Grignoux

28 février 2008

« II serait assez difficile de déterminer l’origine exacte des dénominations de Chiroux et de Grignoux ; par les premiers, on désignait communément les partisans du prince , les seconds appartenaient à l’opposition.

Ces derniers cherchaient à maintenir le principe de la neutralité ; ils y étaient secrètement encouragés par un agent français qui résidait à Liége, le sieur Mouzon de Ficquelmont, dont la mission était de susciter des embarras aux princes ecclésiastiques du corps germanique, peut-être même , de détacher le pays de Liége du cercle de Westphalie. Les deux factions en vinrent souvent aux mains, et plus d’une fois, à l’époque des rénovations magistrales, des rixes violentes ensanglantèrent nos rues.  »


La Mal Saint-Jacques ou les Chiroux et les Grignoux, M.L. Polain, Revue belge, Tome 1, Liège, 1835


Conflits à Liège, autres billets
Liège au 17ème siècle