Posts Tagged ‘fabrication’

La fabrication des aiguilles à Liége (1841)

5 février 2008

« C’est en 1837 que M. J.-J. Bauduin,de Liége, a entrepris d’introduire en Belgique la fabrication des aiguilles. Il avait tout à faire; la tâche était d’autant plus rude, en outre, que la législation douanière ne frappe que de très-faibles droits l’entrée des aiguilles, et M. Bauduin a réussi. Quatre ans lui ont suffi pour porter sa fabrication au point où nous la montre l’Exposition; il en est arrivé à pouvoir fournir un millier d’aiguilles pour 1 fr. 80 cent., et il fabrique les pointes pour filatures de lin aussi bien et à meilleur marché que les Anglais.

Si pour les qualités supérieures il reste encore à M. Bauduin quelques progrès à faire, avant peu il atteindra la perfection des aiguilles anglaises, il est dans une trop bonne voie pour qu’on puisse en douter. Ce qui prouve enfin combien ont été rapides les progrès de cet industriel et combien il mérite d’être encouragé, c’est qu’il paraît que déjà il exporte la majeure partie de ce qu’il fabrique.»

Revue de l’Exposition des produits de l’industrie nationale en 1841, Édouard Perrot


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La fabrication d’armes s’accroit à Liège (1815-1838)

7 décembre 2007

Durant la période hollandaise, la fabrication des armes a pris du développement; le débouché de l’Amérique s’ouvrit pour elle ; depuis la révolution de 1830, ce développement s’est encore accru.

En 1829, cent quatre-vingt-dix mille six cent soixante armes à feu sortirent de ses ateliers; on en compte, pour 1835, deux cent soixante et onze mille cinq cent quatre-vingt-sept, se composant de 74,608 armes de guerre, 100,488 fusils de luxe à un coup, 24,337 fusils doubles, 7,229 fusils de bord, 15,537 paires de pistolets de luxe, de combat, d’arçon, etc., 49,488 paires de pistolets de poche, représentant environ une valeur de cinq millions de francs.
Le Page Liège

La fabrication a encore augmenté en 1836; voici ce que Liége a produit dans cette dernière année :

Fusils de luxe à un coup 152,044
Fusils de luxe à deux coups 24,846
Fusils de bord 8,438
Pistolets d’arçon (par paires) 22,086
Pistolets de poche (par paires) 70,314
Fusils de munition, mousquets 71,651
Total. 349,379

Liège fusil Francotte 1850Il est essentiel de faire observer, pour n’induire personne en erreur, que ces calculs sont fournis par le banc d’épreuve où se vérifient les armes avant leur achèvement. Beaucoup de canons octogones entre autres sont envoyés, bruts et sans être montés, dans le Levant.
Les fusils de Liége s’expédient dans le monde entier malgré les barrières de douane. Le bon marché assure cet avantage aux fabricans liégeois.
Birmingham, le grand atelier de l’Angleterre, ne l’emporte pas sur Liége par le nombre de pièces qu’il fournit.
Nous parlons des fusils de luxe et de commerce, car pour les fusils de guerre, on n’en peut expédier ni en Angleterre, ni en Autriche, ni en Prusse, ni en Russie.

Sur les Inventions et Perfectionnemens dans l’industrie, depuis la fin du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours, par M. N. Briavoinne. in Tome XIII des Mémoires couronnés par l’Académie Royale des Sciences et Belles Lettres de Bruxelles, 1838


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La fabrique d’épingles de Mr Francotte à Liège

25 février 2007

« Il y a en Belgique plusieurs fabriques assez importantes d’épingles; l’une d’elles, celle de M. Clément Francotte, de Liége, est alimentée par le fil de laiton que cet industriel fabrique ; il a donc tout l’avantage possible dans sa production puisqu’il joint au bénéfice sur la matière première celui à réaliser sur le produit fabriqué.

Des échantillons ont été exposés ; les épingles sont de bonne qualité ; elles nous paraissent faites par mécaniques et non, comme on les fait encore en France, à la main.

Mais bien que les épingles de M. Francotte soient supérieures à notre avis à ce qui a été fait jusqu’ici en Belgique, elles laissent cependant encore aux épingles anglaises une part dans la consommation qu’elles ne devraient plus avoir, car les machines qui servent en Angleterre à la fabrication des épingles ne sont pas dans la catégorie de celles dont la sortie est prohibée; leur prix ne peut être très-élevé; les conduire n’est certainement pas chose difficile; pourquoi donc ne pas faire aussi bien que nos rivaux?

Il y a quelques années il venait encore des épingles communes de France, il n’en vient plus maintenant que d’insignifiantes quantités ; il ne serait pas plus difficile de remplacer les belles qualités d’Angleterre ; c’est en outre un de ces articles que nous pourrions songer à exporter. »

Revue de l’Exposition des produits de l’industrie nationale en 1841, Édouard Perrot

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