Posts Tagged ‘Augustins’

Une dérivation de la Meuse à Liège

2 mars 2008

« la première idée d’une dérivation de la Meuse, prise de la Chapelle du Paradis, aboutissant à-peu-près au point désigné maintenant, est bien antérieure à tout ce qu’on a eu l’air d’inventer depuis 1830. Voyez plusieurs articles insérés dans un journal de Liège , notamment les 20 et 24 avril 1828. Ce projet parut d’abord gigantesque, colossal, inexécutable, ainsi qu’il arrive à toute idée nouvelle; car, comme le disait Fontenelle :  » Une idée nouvelle est un coin qui se présente par le gros bout.  »

Liège, dérivation de la Meuse et pecheurs

Liège, dérivation de la Meuse et pecheurs

Au lien de retourner ce coin, de mûrir et d’améliorer ce projet, ce qu’il fallait faire, on voulut le réduire , le rappetisser , l’amoindrir pour l’abaisser au niveau des finances disponibles, comme si l’exécution d’un tel projet devait se payer en une année! La régence fit exécuter le pilotis des Augustins; on en vit bientôt l’absurdité, tout fut abandonné, et il en coûta fort cher à la ville pour avoir fait une sottise. »


Scénologie de Liége, ou Lettre sur les théatres et leurs modifications …, Frédéric Rouveroy, 1844


Description de Liège
Liège au 19ème siècle

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En Avroy, l’église des Augustins ne sera plus un moulin à ciment

29 février 2008

« Le quartier d’Avroy à Liége, considérablement augmenté par l’ouverture et la construction de plusieurs nouvelles rues, par la station du chemin de fer, le pont du Val-Benoît, le jardin botanique , etc., n’avoit qu’une seule église (Ste Véronique), petite et délabrée. Heureusement, au centre des rues neuves, existoit une autre église (celle des anciens Augustins) plus spacieuse, élégante, et bâtie seulement depuis 63 ans, mais aliénée et transformée par le malheur des temps en magasin et en moulin à ciment.

Liège, église St-Sacrement (anc. Augustins)
Cette église étoit à vendre depuis quelque temps. La fabrique de Ste Véronique, quoique pauvre, n’a pas cru devoir négliger cette occasion ; les propriétaires de l’église des Augustins ont fait une promesse de vente en sa faveur, à un prix modéré. Des subsides ont été sollicités, et ils seront accordés; mais il faut que, de son côté, la fabrique fournisse un quart de la dépense (25,000). Privée de toute ressource, elle s’est vue obligée de recourir à la piété des fidèles et d’ouvrir une souscription. Nous sommes persuadés que cet appel sera entendu, et que le conseil de fabrique de Ste Véronique n’aura pas compté en vain sur la généreuse charité du peuple liégeois. »


Journal historique et littéraire, Tome IX, Liège, 1842


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