A Liège, l’impôt de fermeté permet de réparer les murailles

25 janvier 2011

Le plus ancien impôt de consommation dont il soit parlé dans l’histoire de Liège, est l’impôt dit de la fermeté, qui existait déjà au commencement du XIIIe siècle. II se prélevait sur les brassins, et son produit servait à la réparation des murailles, des ponts et des remparts de la cité. La collecte de cet impôt se faisait par douze personnes appelées les douze fermeteurs; plus tard, ce nombre fut réduit à six. Les fermeteurs étaient choisis par moitié parmi les bourgeois et parmi les chanoines de Saint-Lambert. Ils avaient le pouvoir d’établir une assise sur tous les breuvaiges faits et brassés en grains, qui brassés ou vendus seraient dans la cité et franchise, selon que leur sembleroit expédier et que le temps et nécessité le requereroient . Ils rendaient, chaque année, un compte général en séance du chapitre, par-devant les églises, les maîtres, conseil et bons bourgeois, et tous ceux qui voulaient y titre présents.

Notice historique sur le système d’impositions communales en usage à Liège avant 1794, Mathieu Lambert Polain, Bruxelles 1794


L’administration et le pouvoir liégeois
Liège au 13è siècle
Le commerce à Liège

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