Guillaume de la Marck, le sanglier des Ardennes, capturé et décapité

17 juin 2008

« La troisième pièce rarissime de même, est la monnaie en argent de Guillaume de la Marck. Cet homme cruel, nommé le sanglier des Ardennes , après avoir trempé ses mains dans le sang de son évêque, Louis de Bourbon, eut la hardiesse de se constituer chef de la nation, et s’est même arrogé le droit de frapper monnaie, en qualité de Mambour, comme il conste par la pièce parfaitement conservée, dont je me suis procuré un dessin, le propriétaire ayant eu la complaisance de me la confier. Ce Guillaume avait poussé son despotisme jusqu’à forcer un petit nombre des membres du chapitre cathédral, à élire son fils Jean de la Marck pour évêque, lequel a aussi fait frapper quelques monnaies, comme il conste par les quatre pièces que j’ai fait dessiner, et qui peuvent, à juste titre, être classées parmi les très-rares. L’évêque Postulé fut peu après dépossédé par Jean de Hornes, évêque légitime, et Guillaume fut par ordre de l’archiduc Maximilien, saisi à St.-Trond, transporté le même jour à Maestricht et le lendemain, 18 juin 1485, décapité publiquement sur la place de Vreydhoff (Place d’armes).  »


Histoire numismatique de l’èvêché et principauté de Liége, de Renesse-Breidbach, Bruxelles, 1831


Liège au 15ème siècle
Personnalités Liégeoises
Ailleurs: le sanglier des Ardennes déchire le pays

Publicités