Archive for février, 2008

En Avroy, l’église des Augustins ne sera plus un moulin à ciment

29 février 2008

« Le quartier d’Avroy à Liége, considérablement augmenté par l’ouverture et la construction de plusieurs nouvelles rues, par la station du chemin de fer, le pont du Val-Benoît, le jardin botanique , etc., n’avoit qu’une seule église (Ste Véronique), petite et délabrée. Heureusement, au centre des rues neuves, existoit une autre église (celle des anciens Augustins) plus spacieuse, élégante, et bâtie seulement depuis 63 ans, mais aliénée et transformée par le malheur des temps en magasin et en moulin à ciment.

Liège, église St-Sacrement (anc. Augustins)
Cette église étoit à vendre depuis quelque temps. La fabrique de Ste Véronique, quoique pauvre, n’a pas cru devoir négliger cette occasion ; les propriétaires de l’église des Augustins ont fait une promesse de vente en sa faveur, à un prix modéré. Des subsides ont été sollicités, et ils seront accordés; mais il faut que, de son côté, la fabrique fournisse un quart de la dépense (25,000). Privée de toute ressource, elle s’est vue obligée de recourir à la piété des fidèles et d’ouvrir une souscription. Nous sommes persuadés que cet appel sera entendu, et que le conseil de fabrique de Ste Véronique n’aura pas compté en vain sur la généreuse charité du peuple liégeois. »


Journal historique et littéraire, Tome IX, Liège, 1842


Autres billets sur le patrimoine religieux de Liège
Description de Liège
Liège au 19ème siècle

Publicités

Les Chiroux et les Grignoux

28 février 2008

« II serait assez difficile de déterminer l’origine exacte des dénominations de Chiroux et de Grignoux ; par les premiers, on désignait communément les partisans du prince , les seconds appartenaient à l’opposition.

Ces derniers cherchaient à maintenir le principe de la neutralité ; ils y étaient secrètement encouragés par un agent français qui résidait à Liége, le sieur Mouzon de Ficquelmont, dont la mission était de susciter des embarras aux princes ecclésiastiques du corps germanique, peut-être même , de détacher le pays de Liége du cercle de Westphalie. Les deux factions en vinrent souvent aux mains, et plus d’une fois, à l’époque des rénovations magistrales, des rixes violentes ensanglantèrent nos rues.  »


La Mal Saint-Jacques ou les Chiroux et les Grignoux, M.L. Polain, Revue belge, Tome 1, Liège, 1835


Conflits à Liège, autres billets
Liège au 17ème siècle

A Liège, un prédicateur contre les concubines des prêtres

27 février 2008

« Un prédicateur de l’ordre de Saint-François vint prêcher, en 1455, le carême dans la ville de Liége; il débuta par une déclamation contre les concubines des prêtres et des chanoines.
Les magistrats, réveillés sur ces désordres, rendirent plusieurs ordonnances. Une d’elles portait que les adultères et les concubines des prêtres auraient, sur la partie supérieure de leurs habits, une marque distinctive. Les prêtres indignés se révoltèrent contre le prédicateur qui avait provoqué cette mesure de police; après plusieurs altercations, ils refusèrent d’admettre le prédicateur, et finirent par faire annuler les ordonnances. »


Histoire abrégée de différens cultes, Jacques Antoine Dulaure, 1825


La religion à Liège
Autres billets sur le droit et l’administration à Liège
Liège au 15ème siècle

Gelées remarquables à Liège

25 février 2008

« 1408. Gelée continuelle et fort intense pendant deux mois et demi. Les voitures traversaient la Meuse sur la glace. Cette même année, le Danube gèle dans tout son cours, et la glace s’étend sans interruption de la Norwège jusqu’en Danemarck.
1491. La gelée ravagea les campagnes depuis le 12 jusqu’au 18 mai.
1513. La Meuse gèle dans tout son cours. Les voitures se rendent de Liége à Maestricht sur la glace.
1523. Il gela au commencement de juillet, et l’hiver se fît déjà sentir en automne.
1564 — 1565. La gelée commença à Liége le 18 des calendes de décembre (14 novembre), et continua jusqu’aux calendes de mai ( fin d’avril) de l’année suivante. Des voitures chargées traversaient la Meuse sur la glace.
1572. Hiver très-rigoureux. Débordement de la Meuse causé par la fonte des neiges , qui s’opéra vers la fin de février.
1607. La gelée dura à Liége depuis le mois de décembre 1607 , jusqu’au mois de mars 1608.
1635. La gelée commença en décembre 1635 et continua une partie du mois de janvier de l’année suivante. Les voitures traversaient la Meuse sur la glace.
1665. Neiges abondantes, gelée très-intense.
1709. L’hiver fut aussi rigoureux à Liége que dans les autres parties de l’Europe. Il gela pendant quarante jours consécutifs.
1739. Hiver très-long et très-rigoureux.
1750. Le 17 Mars , débordement de la Meuse causé par la fonte des neiges abondantes qui étaient tombées pendant l’hiver.
1794. La Meuse gèle à Liége ; des voitures la traversent sur la glace.  »


Correspondance mathématique et physique, Tome III, Jean Guillaume Garnier, Adolphe Quetelet, 1827

Phénomènes naturels à Liège
Retour à l’index