Alberon I supprime le droit de morte main à Liège

19 janvier 2008

« Il existait à Liége, dit la chronique, vers 1124-, un droit appelé de morte main, en vertu duquel, après le trépas d’un chef de famille, le seigneur s’emparait du meuble le plus riche de la maison. Or, il avint que l’évêque Alberon Ier, allant, selon son habitude, faire de nuit sa prière aux portes de quelques églises, entendit une pauvre femme qui se lamentait et s’écriait d’une voix entrecoupée de sanglots :  » Ne suis-je donc pas déjà assez malheureuse d’avoir perdu mon mari, faut-il encore que l’évêque vienne saisir le seul lit que j’aie pour mes enfants!…  »

Le lendemain, Alberon se fit expliquer le sujet de la plainte qu’il avait ouïe, et, reconnaissant alors toute l’injustice d’une semblable mesure, il en délivra la cité et tout le pays. C’est de là, dit-on , que provient la coutume établie anciennement chez nous, de ne jamais faire de testament sans -y insérer un petit legs pour l’église de Saint-Lambert. »

Liége pittoresque: ou Description historique de cette ville et de ses principaux monuments, Matthieu Lambert Polain, 1842


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Liège au 12ème siècle