Archive for 5 novembre 2007

La houille est exploitée en province de Liège depuis la fin du XIIè siècle.

5 novembre 2007

« La houille est exploitée en grand dans la province de Liège depuis la fin du XIIe siècle, en 1198; mais il paraît très-vraisemblable qu’elle a été connue en 1049, et peut-être encore avant. On attribue généralement la découverte de la houille à un paysan de Plainevaux, nommé Hullos, d’où certainement le mot houille, en latin huila, est tiré. Cette découverte fut faite, à ce qu’il paraît, dans les environs du Val-St-Lambert.

Liège, houillère St-Gilles, 18e siècle

Liège, houillère St-Gilles, 18e siècle

La houille est la plus grande richesse minérale de la province de Liège. Aussi y compte-t-on 106 houillères qui occupent plus de 12,000 ouvriers.
La quantité de houille livrée au commerce, en 1828, par ces précieux établissemens, s’est élevée à 576,706,860 kilogrammes. Dans ce produit annuel, les 6 houillères du quartier de Seraing figurent à elles seules pour 107,555,600 kilogrammes. On ne comprend pas dans cette évaluation la grande quantité de houille qui est consommée pour le service de ces exploitations.
Une partie de cette immense quantité de combustible se consomme dans la province, soit au service des usines, soit aux usages domestiques; l’autre partie s’exporte dans les autres provinces, et principalement dans celles de Limbourg, du Brabant septentrional, de la Hollande, etc. .  »

Essai sur la constitution géognostique de la Province de Liège, C.J. Davreux, 1829-1833


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Lettre de Gérard, évêque de Liège, au duc d’Albe (1568).

5 novembre 2007

En 1568, l’armée du redoutable duc d’Albe, envoyée aux Pays-Bas pour réprimer l’essor du calvinisme, traque les «gueux» de Guillaume de Nassau. Ceux-ci, dans leur fuite, veulent franchir la Meuse en passant par le pont des Arches à Liège, mais ils se heurtent au refus des Liégeois, dont ils assiègent la ville.

L’évêque de Liège au duc d’Albe.

LIÈGE, 5 Novembre 1568.

Monsieur, depuis ma dernière d’hier soir, l’ennemy, incontinent après mynuict, a faict semblant de livrer l’assault à ceste cité : mais, voyant les nostres bien en ordre et animez à luy faire résistence, semble que sur ce poinct il s’en va retirant, et ne sçavons encoir vers où il tient la teste. Et partant, j’envoye en diligence vers ma ville de Huy à advertir le colonnel de Montdragon de ce que dessus, si d’adventure l’ennemy se voulust retirer vers cest endroict-là, et ne fauldrons de luy envoyer, au besoing, ce que povons avoir icy de secours. Aussy tost qu’aurons quelque plus grand esclarcissement et asseurance vers où l’ennemy prétend de tirer, Vostre Excellence en sera advertye.

Au reste, l’ennemy a usé de son accoustumé à l’encontre des maisons de Dieu et monastères d’alentour de ceste cité, y ayant boutté le feu, et espéciallement en l’abbaye de Saint-Lorens et Saint-Gilles, dont j’espère que la justice divine ne tarde à luy en paier ce qu’il mérite.

Sur ce, monsieur, après mes humbles recommandations à la bonne grâce de Vostre Excellence, je prie le Créateur donner à icelle en santé longue et heureuse vie. De Liége, ce ve de novembre 1568, à six heures devant midy.

De Vostre Excellence l’entièrement à luy faire humble service,

GÉRARDT, évesque de Liége.

Correspondance de Guillaume le Taciturne, prince d’Orange, William, Louis -Prosper Gachard, 1851


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