Santé publique à Liège, 1831

3 octobre 2007

« Quoique la situation de la ville de Liège ne soit pas malsaine; cependant l’impétuosité des vents dominans et les inondations donnent lieu à un certain nombre de maladies que l’on remarque surtout dans la partie basse de la ville, composèe des quartiers d’Outre-Meuse ou de l’Est, du Nord et du Sud. Le quartier de l’Ouest, au contraire, occupant la partie élevée de Liège, offre un séjour bien moins insalubre. La malpropreté qui règne généralement dans le quartier d’Outre-Meuse, jointe à la mauvaise distribution des rues, qui sont étroites et presque écrasées, ne contribue que trop efficacement à la stase de l’air, dont le renouvellement est si précieux, surtout dans les endroits populeux. Aussi voit-on dans ce quartier un très-grand nombre de scrofuleux et de rachitiques, outre une foule d’individus d’une constitution languissante dont la pâleur constante accuse l’absence d’un air pur.

Dans la classe ouvrière les maladies qui ont été le plus généralement observées à Liège sont : la péritonite, les dartres et l’anémie, surtout chez les personnes employées dans les exploitations de houille, et les fonderies en zinc et en fer.

Liège, usine de zinc de St-Léonard

Liège, usine de zinc de St-Léonard

Plusieurs savans observateurs ont appelé l’attention sur le canal de la Sauvenière, d’où s’exhalent des miasmes pendant les chaleurs de l’été; il est à présumer que des mesures ont été prises pour mettre les habitans à l’abri de cette fâcheuse influence.

Dictionnaire géographique de la province de Liége, Baron Edmond de Selys-Longchamps, 1831

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