Liège en 1836, par le Magasin Pittoresque

30 septembre 2007

« De Namur à Liége, le trajet se fait en suivant le cours de la Meuse, encaissée dans des rochers pittoresques, chargés ça et là de châteaux ruinés. La vanité belge est fort satisfaite d’avoir ainsi dans ses propriétés une imitation et un avant-goût des grandes rives du Rhin.

Liège nous offrit bientôt sa ville nouvelle, pendant, au bas d’une colline, au pied de la ville ancienne. Nous y vîmes un monument gothique d’un style particulier; c’était autrefois le palais de l’évêque de Liége. Une immense cour intérieure est entourée de péristyles dont les colonnes sont décorées de formes végétales, sculptées à l’imitation de la figure humaine: ces colonnes, épaisses et courtes, dont pas une ne ressemble à l’autre, soutiennent un seul étage de style roman.

L’industrie des houillères fait toute la richesse de Liége. Les petites collines qui entourent la ville sont semées de ces grandes tours de briques rouges qui servent de foyer aux usines. Nous visitâmes une mine de charbon appartenant à M. Lesouanne; nous trouvâmes dans ces galeries souterraines des émotions vives dont le souvenir nous accompagna toute la nuit sur la route de l’Allemagne, et qui ne fit place qu’à l’admiration que nous inspira le lendemain matin Aix-la-Chapelle, la ville de Charlemagne, devenue prussienne en 1815. »

Le Magasin Pittoresque, 1836, 4ème année, fev -juil.

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