En voiture à cheval jusqu’à la citadelle de Liège

15 septembre 1834

« Lorsque je revins à la ville [de Liège], j’allai chercher encore le colonel pour aller ensemble visiter la citadelle. Mon équipage consistait en un léger tilbury attelé d’un très bon cheval anglais. En traversant rapidement la ville, je pris par mégarde garde une rue qui n’était destinée qu’aux piétons, et dans laquelle, comme nous l’apprîmes ensuite , jamais avant nous ni cavalier ni voiture n’avait passé; toutefois nous n’en fîmes la remarque que lorsque, le chemin devenant de plus en plus raide, la montée toujours plus dangereuse , il nous fut impossible d’aller plus loin ; retourner sur nos pas était chose impossible, il ne nous resta pour ressource que d’appeler à notre aide quelques soldats qui se trouvaient à portée; l’un d’eux prit par la bride le cheval qui, à chaque pas , menaçait de dégringoler avec la voiture, tandis que trois autres, poussant celle-ci par derrière, parvinrent enfin à lui faire gravir cette pente escarpée; après une demi-heure d’efforts, nous arrivâmes au sommet, accompagnés d’une grande quantité de spectateurs qui ne pouvaient comprendre comment on était parvenu à hisser jusque-là cheval et voiture.  »

Chroniques, lettres et journal de voyage, extraits des papiers d’un défunt : Première partie; Europe, Hermann Ludwig Heinrich Pückler-Muskau, Paris, 1836


Mobilité et déplacement à Liège
Voyageurs à Liège
Liège au 19ème siècle

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