6 août 2008
“La cour d’assises de Liège vient de condamner les sieurs Hennebert et Fabronius à 6 ans de réclusion, et le sieur Fabronius cadet à 5 années de la même peine, pour avoir contrefait les billets de la banque de Liège.”
L’ami de la Religion, journal ecclésiastique, politique et littéraire, 6 mai 1836, Paris, 1837
Liège au 19ème siècle
Droit et justice à Liège
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30 juillet 2008
“Le 30 [juillet], la généralité de la cité s’assembla de nouveau , par ordre du prince, et s’occupa de plusieurs ordonnances touchant le bien commun.
On interdit expressément toute exportation de grains; on ferma toutes les tavernes situées dans les campagnes, comme étant des lieux de refuge pour les mauvais garçons, et l’on statua des peines sévères contre les brasseurs et les boulangers qui enfreindraient les réglemens.
En outre, comme beaucoup- d’étrangers, de gens pauvres et bannis d’autres lieux , venaient à Liège , manger le pain des nécessiteux et y apporter des pestes et autres maladies, il fut enjoint à ces sortes de gens de quitter la cité et la banlieue dans l’espace de trois jours , sous peine , la première fois . d’être fouettés aux quatre coins du marché et de perdre une oreille, la deuxième, d’avoir le poing droit coupé , et la troisième , d’être jetés à la rivière. “
Revue Belge, publiée par l’association nationale pour l’encouragement et le développement de la littérature en Belgique, Tome second, Liège, 1835
Liège au 16ème siècle
Mouvements sociaux à Liège
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27 juillet 2008
“Le 27 juillet, un échafaud fut dressé au milieu du grand marché, que la garde des dix hommes entourait de toutes parts ; dans l’espace conservé libre ne se trouvaient que le mayeur, le bourreau et ses aides.
Derrière les 10 hommes se pressaient les bourgeois avides d’assister à l’exécution qui se préparait. Vers 11 heures, on vit s’avancer les neuf condamnés , accompagnés de leurs confesseurs, et le bourreau se mit bientôt à l’œuvre; trois des patiens étaient déjà exécutés, lorsqu’on s’avisa de remettre à un autre jour le supplice des six autres ; on les reconduisit donc en prison, et les têtes du malin Laurent, de Jean Carodea et de Jean Barbe, furent clouées, dans l’après-dînée, à la porte de Ste.-Marguerite.
Wasseige, de Bois, Charlier, Germeau et Thiry le Parmentier furent décollés de la même manière le samedi suivant, et leurs têtes attachées aux portes d’Avroy et de Ste.-Walburge. Il ne restait en prison que Pasquai Martinou ; ce fut son tour le lundi suivant, ainsi que celui d’un autre Rivageois, Gérard le sergent, de Ramey; ce dernier, pris le jour même et amené à Liège vers neuf heures, fut confessé à l’instant et décollé à dix. La porte de St.-Léonard eut aussi son hideux trophée. “
La révolte des Rivageois, Revue Belge, Tome Second, Liège, 1835
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22 juillet 2008
On ne connait pas l’origine de l’expression de Payen -porte ;
c’est ainsi qu’on a traduit dans les chroniques manuscrites celle de porta Pagani. Dans une note que je dois à la bienveillance obligeante de M. de Villenfagne , ce savant forme deux conjectures à ce sujet. Au tems de St Hubert, vers 699 , il y avait encore beaucoup de païens dans la Taxandrie ou Campine.
C’est peut-être pour cette raison qu’on aura nommé Payen-porte celle par laquelle on sortait pour aller dans la Campine. Dans les siècles reculés, il existait dans le pays de Liège une famille noble du nom de Payen. Un seigneur appelé Payen de Warsée était échevin de Liège dans le 14è siècle, comme on le voit dans le Miroir des nobles de la Hesbaie par de Hemricourt , p. 140 de l’édition de 1791. Un Henri Polarde de Neuvice, bourgmestre de Liège en 1302, eut une fille qu’on nomma la dame de Payen-porte, et qui fut mariée à Lambert d’Oupeye.
La situation de cette porte est mieux connue que son étymologie. Les hauteurs de Ste Walburge étaient en face de cette porte : elle conduisait donc au faubourg de Ste Walburge et aux vignobles qui s’étendent jusqu’à la porte de Vivegnies. Cette porte cependant n’était que très-peu fortifiée en 1203, ou plutôt les fortifications n’en avaient été qu’ébauchées ; car en 1213, les Liégeois, craignant d’être surpris comme ils l’avaient été l’année précédente par le duc de Bourgogne , qui était entré par cette porte, construisirent des murs épais. Elle fut murée dans la suite , et son nom était déjà presque perdu au tems de l’historien Fisen, qui écrivait vers le milieu du 17e siècle. La porte de Ste Walburge touchait l’ancienne citadelle de Liège, et elle vient d’être démolie.
Dictionnaire géographique du royaume de Pays-Bas, Louis Dieudonne Joseph Dewez, Bruxelles, 1819
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