Archive pour 'Chartreuse'Catégorie

La nouvelle Chartreuse de Liége

15 février 2008

«La nouvelle Chartreuse de Liége, le plus beau couvent moderne de cet ordre en Belgique, datait aussi de 1705 ; elle avait remplacé les bâtiments antérieurs, détruits dans le siége de la ville par les Français en 1691, et qui n’avaient rien de remarquable. La gravure ci-jointe nous dispensera d’en décrire l’extérieur. Quant à l’intérieur de l’église, rasée avec les cloîtres au commencement de ce siècle, tout ce que nous en apprend l’auteur des Délices du pays de Liége, la seule autorité qu’il nous soit donné d’invoquer pour ce monument, c’est que la voûte était ornée dans toute son étendue de médaillons de la plus fine sculpture, que la croisée était surmontée d’une coupole et le sanctuaire revêtu en marbre avec colonnes et pilastres composites. La voûte du cloître qui régnait autour de l’église était aussi couverte d’ornements sculptés. Chacune des aîles latérales avait un développement de 407 pieds sur 10 de largeur.»

Liège, la Chartreuse


Histoire de l’architecture en Belgique: depuis les temps les plus reculés jusqu’à l’époque actuelle
Tome II, Antoine Guillaume B. Schayes, 1852


Le patrimoine de Liège, autres billets
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Destruction de l’hôtel de Ville de Liège, 1691

4 juin 2007

liege_laviolette_1496.jpgLa diète de Ratisbonne ayant donné ordre à tous les princes de l’Empire de s’armer contre la France dont on craignait les envahissements, l’embarras fut grand pour les Liégeois qui venaient de conclure avec cette dernière puissance un traité par lequel leur neutralité avait été reconnue. Les remontrances qu’ils firent à l’Empereur furent vaines; les Hollandais qui occupaient la Chartreuse menaçaient de mettre le feu à la ville si les bourgeois ne se soumettaient aux instructions de la diète; il fallut donc bien obéir, et la principauté de Liége, dont les forces militaires consistaient en un seul régiment, déclara la guerre à Louis XIV. On imposa des taxes, on leva de nouvelles recrues, et l’on se disposa à résister aux armées du grand roi. Le marquis de Boufflers eut bientôt calmé cette belliqueuse ardeur. Après s’être emparé de la Chartreuse, il bombarda la cité pendant cinq jours (4-9 juin 1691).
C’est ce bombardement qui renversa la Violette et détruisit presque toutes les maisons situées entre le marché et la Meuse.

Après ce grand désastre, le siége des affaires de la commune fut provisoirement transporté dans une vaste maison du bas de la Sauvenière, jusqu’à ce qu’on pût entreprendre la construction d’un nouveau bâtiment destiné à cet usage.
Les guerres continuelles et les passages de troupes dont notre territoire fut alors le théâtre retardèrent cette construction jusqu’en 1713, époque à laquelle la paix d’Utrecht vint enfin rendre le calme au pays.

Liège pittoresque, Matthieu Lambert Polain, 1842.


Guerres et batailles à Liège
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