Archive pour 'Avroy'Catégorie

Un hôtel de monnaie en Avroy à Liège

25 mars 2008

“Quoique la ville de Liège fût jadis comprise entre les villes libres, dites anséatiques, on ne pense pas qu’elle ait jamais fait usage du droit de battre monnaie. Celle avec la légende, in vico averano (que je n’ai jamais encore pu me procurer ni voir) est plutôt une monnaie frappée par le souverain, quoiqu’elle porte le perron, armoirie de la ville.
Les villes, bourgs et châteaux où se trouvaient des hôtels des monnaies, sont : Liège, Maestricht, Tongres, Hasselt, St.-Trond, Huy, Fosse, Currange, Rummen, Weert, Avroie, St.-Pierre, Vroonhoven, Florennes, Thuin, Malines, etc. Peut-être que plus tard, par de nouvelles découvertes de quelques monnaies, on sera dans le cas d’indiquer d’autres endroits.
Quant aux pièces sur lesquelles se trouve la légende Moneta Avrotensis, nul doute que cela veut signifier Avroie, Faubourg de Liège, ancienne seigneurie dépendante de l’évêché, où jadis il devait y avoir un château avec un hôtel de monnaie. Jusqu’à présent, nous n’avons pu découvrir l’endroit où il était situé. “


Histoire numismatique de l’évêché et principauté de Liége, de Renesse-Breidbach, Bruxelles, 1831


Droit et administration à Liège
Le perron de Liège, autres billets
Liens divers sur la numismatique, les monnaies de Liège

En Avroy, l’église des Augustins ne sera plus un moulin à ciment

29 février 2008

“Le quartier d’Avroy à Liége, considérablement augmenté par l’ouverture et la construction de plusieurs nouvelles rues, par la station du chemin de fer, le pont du Val-Benoît, le jardin botanique , etc., n’avoit qu’une seule église (Ste Véronique), petite et délabrée. Heureusement, au centre des rues neuves, existoit une autre église (celle des anciens Augustins) plus spacieuse, élégante, et bâtie seulement depuis 63 ans, mais aliénée et transformée par le malheur des temps en magasin et en moulin à ciment.

Liège, église St-Sacrement (anc. Augustins)
Cette église étoit à vendre depuis quelque temps. La fabrique de Ste Véronique, quoique pauvre, n’a pas cru devoir négliger cette occasion ; les propriétaires de l’église des Augustins ont fait une promesse de vente en sa faveur, à un prix modéré. Des subsides ont été sollicités, et ils seront accordés; mais il faut que, de son côté, la fabrique fournisse un quart de la dépense (25,000). Privée de toute ressource, elle s’est vue obligée de recourir à la piété des fidèles et d’ouvrir une souscription. Nous sommes persuadés que cet appel sera entendu, et que le conseil de fabrique de Ste Véronique n’aura pas compté en vain sur la généreuse charité du peuple liégeois.”


Journal historique et littéraire, Tome IX, Liège, 1842


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