Archive pour 'bataille'Catégorie

Les Franchimontois pénètrent dans le camp de Charles le Téméraire

29 octobre 2007

“Six cents braves Franchimontois, voyant l’état de détresse où était réduite la ville de Liège, leur capitale , assiégée par Louis XI et Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, volèrent à son secours, pénétrèrent de nuit dans le camp des ennemis , égorgèrent les gardes avancées et parvinrent jusqu’au quartier du Duc , qui eut beaucoup de peine à leur échapper, et aurait été fait prisonnier lui et le roi, sans le secours de trois cents gentilshommes qui y périrent presque tous.


A la fin l’alarme se jeta dans le camp , et les Franchimontois enveloppés de toutes parts, furent taillés en pièces. Le duc vainqueur , sans égards pour tant de bravoure, abandonna au pillage le marquisat de Franchimont, et tout y fut mis à feu et à sang.”

Analyse des eaux minérales de Spa, Edwin Godden Jones, 1816

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Guerres et batailles à Liège

11 octobre 1746, La bataille de Rocoux, (Rocourt, Liège) par Voltaire

11 octobre 2007

Après la prise de Namur, il restait à dissiper ou à battre l’armée des alliés. Elle campait alors en-deçà de la Meuse, ayant Mastricht à sa droite et Liège à sa gauche. On s’observa, on escarmoucha quelques jours; le Jar séparait les deux armées. Le maréchal de Saxe avait dessein de livrer bataille ; il marcha aux ennemis le ll octobre à la pointe du jour, sur dix colonnes. On voyait du faubourg de Liège, comme d’un amphithéâtre , les deux armées ; celle des Français de cent vingt mille combattants, l’alliée de quatre-vingt mille. Les ennemis s’étendaient le long de la Meuse, de Liège à Viset, derrière cinq villages retranchés. On attaque aujourd’hui une armée comme une place, avec du canon. Les alliés avaient à craindre qu’après avoir été forcés dans ces villages, ils ne pussent passer la rivière. Ils risquaient d être entièrement détruits, et le maréchal de Saxe l’espérait.
Le seul officier général que la France perdit en cette journée, fut le marquis de Fénélon, neveu de l’immortel archevêque de Cambrai. [..]
le Maréchal de Saxe Les Français eurent peu de personnes de marque blessées dans cette journée. Le fils du comte de Ségur eut la poitrine traversée d’une balle, qu on lui arracha par l’épine du dos, et il échappa à une opération plus cruelle que la blessure même. Le marquis de Lugeac reçut un coup de feu qui lui fracassa la mâchoire, entama la langue lui perça les deux joues. Le marquis de Laval, qui s’était distingué à Melle, le prince de Monaco, le marquis de Vaubecour, le comte de Balleroi, furent blessés dangereusement.
Cette bataille ne fut que du sang inutilement répandu, et une calamité de plus pour tous les partis.
Aucun ne gagna ni ne perdit de terrain. Chacun prit ses quartiers. L’armée battue avança même jusqu’à Tongres; l armée victorieuse s’étendit de Louvain dans ses conquêtes, et alla jouir du repos auquel la saison , d’ordinaire, force les hommes dans ces pays, en attendant que le printemps ramène les cruautés et les malheurs que l’hiver a suspendus.

Précis du siècle de Louis XV, Voltaire, ed. 1808.

12 liens sur la bataille de Rocourt
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La bataille d’Othée (1408)

22 septembre 2006

«Jean de Bavière, évêque de Liége , frère de Guillaume, comte de Hainaut, beau-frère du duc Jean , avait été chassé de son siége par ses sujets , qui avaient choisi à sa place Thiéri de Horn , archidiacre de Hesbaie , fils de Henri, seigneur de Perwez.

Les habitans de Maestricht avaient reçu dans leurs murs l’évêque fugitif. Les Liégeois, dont les anciennes querelles avec ceux - ci avaient entretenu la haine contre ce peuple , vinrent mettre le siége devant Maestricht pour en arracher l’évêque. Le duc Jean , ayant appris ces excès et ces violences, accourut au secours de l’évéque ; il se réunit au comte de Hainaut, et entra dans le pays de Liége , qu’il livra à la dévastation et à l’incendie.

Les Liégeois , au premier bruit de sa marche , ayant abandonné le siége de Maestricht, -s’avancèrent contre le duc , ayant à leur tête l’évêque intrus ; ils le rencontrèrent le 28 septembre à Othée , village à deux lieues de Liége. Le combat fut terrible ; les Liégeois y déployèrent une animosité et un courage qui leur auraient assuré la victoire, sans un stratagème que le duc Jean dut employer dans le moment critique où il voyait que la victoire allait lui échapper : il envoya, sans que les Liégeois eussent pu s’en apercevoir , une compagnie de cinq cents lances pour les attaquer par derrière , pendant la mêlée. Les Liégeois , effrayés de la rude charge que cette compagnie leur donna inopinément, furent tellement déconcertés , que le duc Jean , pénétrant à la tête de ses soldats dans le centre de l’armée liégeoise , les mit dans une deroute complète.

Le seigneur de Perwez et l’évêque Thiéri, son fils , y furent tués. La perte des Liégeois monte , selon Oudegherst, à trente mille hommes tués et deux mille prisonniers. Le duc Jean, abusant cruellement de la victoire , fit trancher la tête aux prisonniers les plus distingués. La soumission de la ville et de tout le pays de Liége fut le fruit de cette victoire.»

Histoire générale de la Belgique, Louis Dieudonne Joseph Dewez, 1826


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