Archive pour 'caractère'Catégorie

John Cockerill a toutes les qualités des hommes supérieurs

19 juin 2007

«John Cockerill est âgé d’un peu plus de quarante ans. Il est fils d’un homme qui lui a laissé son génie industriel, et des fondations pour en faire d’autres.Il a toutes les qualités des hommes supérieurs ; une parole rare et qui ne craint pas de tromper l’attente des curieux qui veulent à toute force mettre les mots au niveau des choses, et qu’un homme d’action soit aussi un homme de conversation ; la connaissance des hommes, et non pas la sotte prétention de les pomper, qui est l’une de nos vanités et l’effet d’une profonde ignorance des hommes et de nous ; un désintéressement admirable ; nulle petitesse d’argent, nulle préoccupation d’arrière-boutique, nul génie de gagne-petit ; point ou peu d’écritures, John Cockerill mais une vaste mémoire qui ne retient que les choses nécessaires et ne s’encombre pas des choses inutiles ; une manière simple de se présenter, d’écouter, de parler, qui ne refoule pas ces intelligences timides dont un peu d’aide et de faveur sait tirer des merveilles et qui fait accoucher les plus paresseuses ; un homme et non pas l’appareil d’un homme ; assez de figure pour que les yeux pénétrants y entrevoient son beau génie, pas assez pour que les sots et les crâniologues désirent de la mouler; du goût pour l’ouvrier, et cette sévère estime qui consiste à en tirer tout ce qu’il peut donner et à lui laisser l’honneur et le profit de ce qu’il imagine; mais point cette débonnaireté d’économiste théorique que l’ouvrier méprise après l’avoir adorée; une âme ardente d’ailleurs sous cette froide enveloppe d’Anglo-Liégeois et d’industriel ; tel est le prince souverain du pays de Seraing. »

Mélanges, souvenirs de voyage, par Désiré Nisard, 1838

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A propos du caractère Liégeois, par Félix Mornand

5 mars 2007

« Le caractère liégeois a, dit un auteur, je ne sais quoi de prompt, d’ouvert, de facile, de vif, de spirituel, de malignement plaisant, de résolu, d’aventureux , dont on retrouve
encore l’empreinte à travers l’exquise politesse et les formes bienveillantes de la bonne société. »

« On trouve même dans ce peuple, dit un autre, quelque chose de méridional : des yeux noirs, des cheveux noirs, un teint quelque peu basané, de la chaleur de tête , de l’imagination , de la gaieté, et cette irrégularité de traits qui annonce une race passionnée….
La politesse et l’hospitalité des Liégeois sont extrêmes , et il.y a peu de villes où l’inégalité des fortunes se fasse moins sentir. Le Liégeois est brave, bon soldat, curieux, grand parleur, et il cultive avec distinction toutes les branches d’art. Il semble né musicien, poète, peintre, mécanicien; son génie ne veut rien d’imité; il se crée un talent propre, même en littérature. Ce qui distingue particulièrement les Liégeois, c’est leur amour pour la liberté et pour leur pays. »

Belgique, Félix Mornand, 1853.

L’esprit Liégeois
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