Archive pour 'artiste'Catégorie
12 mars 2008
“A dater de 1757 à 59, Jean Noël Hamal, maître de chantres ou de chapelle de St.-Lambert, fit exécuter dans de brillants concerts, à l’Hotel-de-Ville d’abord, le premier acte de son opéra Li Voëge di Chôfontaine. Il eût un succès qu’on nommerait aujourd’hui de pyramidal. Les deux actes ainsi que les trois parties du Ligeois egagî, li Fiess di Hoût si Ploût et les Ipocondes, furent entendus, vivement applaudis, et répétés dans huit ou dix concerts successifs.
Ce que le patois de Liége a de mordant, de pittoresque et d’expressions intraduisibles, prêtait singulièrement à la musique originale et toute de situation du compositeur. Plusieurs de ces airs, arrivés par tradition, sont encore dans la mémoire de beaucoup de nos compatriotes: les partitions sont en partie incomplètes ou égarées.
Il est fâcheux que l’auteur, qui s’était donné tant de peine, n’ait pu faire représenter au théatre ses quatre opéras; mais le patois dans lequel ils sont écrits, était un obstacle invincible pour des acteurs français. “
Scénologie de Liége, ou Lettre sur les théatres et leurs modifications …, Frédéric Rouveroy, 1844
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Liège au 18ème siècle
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Tags: Liège, wallon, XVIII, 18è siècle, musique, Jean-Noel Hamal, opéra, le voyage à Chaudfontaine, Li Voëge di Chôfontaine, compositeur
11 mars 2008
«Grétry vit Napoléon dans toute la splendeur de son règne ; et sa lyre, toujours si mélodieuse, resta muette aux accents de la flatterie. Loin de chercher à fixer l’attention du monarque, il s’attachait à fuir ses regards ; et quand l’œil pénétrant de cet aigle à qui rien n’échappait eut découvert sa retraite, et que ses faveurs vinrent l’y chercher, Grétry, toujours lui-même, eut assez d’orgueil et de courage pour refuser Napoléon.
L’Empereur, ayant assisté à une représentation de la Caravane en fut tellement satisfait qu’il voulut voir Grétry. Après l’opéra, il lui exprima tout le plaisir que la musique de cet ouvrage lui avait causé, et lui proposa de le nommer inspecteur général du chant, sinécure qu’il créait pour lui, et que le roi Charles X fît revivre pour récompenser les talents du célèbre Rossini. Grétry, voyant dans celte faveur un lien qui peut-être enchaînerait son indépendance, répondit à l’Empereur que ses travaux ordinaires absorbaient tout son temps, et ne lui permettaient pas d’accepter.
Grétry fut membre de l’Institut de France, de la Légion d’honneur, des académies de Bologne et de Stockholm ; ce sont les seules dignités qu’il consentit à recevoir.»
Dictionnaire d’éducation: ou choix d’exemples et de faits puisés dans l’histoire ancienne et moderne, M. Delacroix, 1847
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7 février 2008
« Du reste, il faut pourtant le dire, Liége, gracieusement éparse sur la croupe verte de la montagne de Sainte-Walburge, divisée par la Meuse en haute et basse ville, coupée par treize ponts dont quelques- uns ont une figure architecturale, entourée à perte de vue d’arbres, de collines et de prairies, a encore assez de tourelles, assez de façades à pignons volutés ou taillés , assez de clochers romans, assez de portes-donjons comme celles de Saint-Martin et d’Amercœur, pour émerveiller le poëte et l’antiquaire même le plus hérissé devant les manufactures, les mécaniques et les usines. »
Le Rhin: lettres à un ami, Victor Hugo, 1842
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Tags: XIX, Liège, Meuse, St-Martin, 19è siècle, description, usines, Victor Hugo, Pont, façade, tourelles, Amercoeur
27 janvier 2008
« A quelque pas de Liége, fume et bouillonne Serin, où M. Cockerill a ses usines.
Les forges de Lemnos, avec leurs rois pauvres Cyclopes, étaient peu de chose à côté de cet immense établissement, toujours noir de charbon, toujours rouge de flamme, où les métaux coulent par torrents, où l’on puddle, où l’on cingle le fer, où se fabriquent ces énormes pièces, ossements d’acier des machines à vapeur ; là l’industrie s’élève jusqu’à la poésie, et laisse bien loin derrière elle les inventions mythologiques. »
Caprices et zigzags, Théophile Gauthier, 2è ed, 1856

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