Interdiction des feux d’artifice à Liège

13 janvier 2012

4 février 1724, à Liège (‘).— Mandement du doyen et chapitre de l’église cathédrale de Liége, sede vacante, qui défend de faire des feux d’artifice et de tirer des fusées le jour de l’élection d’un nouvel évêque et prince de Liége.

      Chapitre de St-Lambert, décrets et ordonnances, 1723-1724, E 271.—Grand greffe des échevins, mandements, 1627-1724, C 270.

10 juin 1794, à Liège (‘). — Mandement du doyen et chapitre de l’église cathédrale de Liége, sede vacante, défendant, en renouvellement des mandements portés à ce sujet, l’usage des boëtes dites chambres, des pommeaux d’épée, petards, serpenteaux, fusées et autres feux d’artifices, particulièrement à l’occasion des processions et des fêtes, comme aussi de tirer armes à feu dans les rues.

    Grand greffe des écbevins, mandements, 1724-1770, C 271. — Chapitre de St-Lambert, décrets et ordonnances, sede vacante, 1723-1724, E271.

Liste chronologique des édits et ordonnances de la principauté de Liège,
Commission Royale pour la publication des anciennes lois et ordonnances de la Belgique, 1851


L’évêque Otbert, acheteur de nombreuses seigneuries

26 décembre 2011

Du même côté que Hermalle, on voit ensuite quelques bâtiments qui dépendent de la commune de Clermont.

Le château avait été le berceau d’une famille célèbre. En 1096, l’évêque de Liége, Otbert, n’allait pas à la croisade, mais il offrait volontiers acquéreur aux chevaliers partant pour la Terre-sainte qui avaient des domaines à vendre.

Otbert fit emplette de Clermont, comme de Couvin, de Bouillon, et de tant d’autres seigneuries. C’était un acheteur à toutes mains. Pour se procurer l’argent nécessaire, il dépouillait les églises, les couvents. L’abbaye de Saint-Hubert possédait trois grandes croix d’or : il les fondit. Un autre jour, il enleva jusqu’aux pierreries qui décoraient la châsse de Saint-Lambert, à Liége. Ne fallait-il pas mettre les croisés en état de payer leurs dettes, de s’équiper, de garnir leur bourse pour le voyage? Il eût été plus généreux peut-être de se saigner pour eux et de ne pas leur prendre leur patrimoine; mais après tout l’Eglise ne peut pas se ruiner pour des laïcs. Quand ils vont mourir pour elle, ils gagnent le ciel; c’est assez pour les familles.

La Meuse belge: histoire, légendes, sites et monumens, industrie, Auguste Morel, Liège, 1858.


L’écuyer de Waroux enlève la vassale du sire d’Awans

17 novembre 2011

En 1297, Humbert Corbeau, seigneur d’Awans, avait une jeune vassale, non noble, mais riche, appelée Adoule. En sa qualité de seigneur, il avait le droit de la marier et déjà il la destinait à un sien cousin, Gérard Pélage.

Guillaume le jeune, seigneur de Waroux, avait pour écuyer un de ses jeunes parens nommé Hanneceau.

L’écuyer de Waroux enleva la vassale du sire d’Awans et l’épousa. Mariage du diable! s’écrie un chroniqueur, en pensant à tous les maux qui s’en suivirent.

Humbert réclame Adoule, Guillaume ne veut pas qu’elle soit rendue. Grande colère du sire d’Awans; il envoie défier le sire de Waroux. Chacun intéresse à la querelle les chevaliers de son lignage. A l’appel de deux champions aussi renommés, toute la noblesse hesbignonne est en rumeur. Les uns prennent parti d’un côté; les autres, de l’autre; un petit nombre se déclarent neutres; tous se fortifient, prévoyant bien que l’affaire ne se passerait pour personne en simples conversations.

Elle se compliqua même si bien, il y eut tant de rencontres sanglantes, de châteaux brulés, de Vaillans hommes occis, que l’émotion et la fureur gagnèrent tout le monde. Les bonnes Villes mêmes se mirent de la partie : Liége fut pour les Awantois, Huy pour les Warolsiens.

En 1325, la plupart des chefs qui avaient entrepris cette guerre étaient morts ou avaient été remplacés; les Awans avaient maintenant pour principal capitaine Guillaume de Waremme; les Waroùx, Henri H de Hermalle. (i) Celunci, étant tombé dans une embuscade, y avait été laissé pour mort. Relevé par ses gens et ranimé, il jure de porter un coup décisif, défie tout le parti contraire à une rencontre générale dans la plaine de Dommartin, (2) arrive avec 350 chevaliers. Les Awans en comptaient 270 (23 août 1325). Guillaume était « démesurément fort, et le plus puissant chevalier de corps , de membres et de grandesse de stature qui fut en ce payS; » le seigneur de Hermalle « petit, mais courageux outre mesure. » Son courage ne l’empêcha pas d’être renversé de cheval par son ennemi et d’avoir la tête brisée d’un coup de hache. Les Awans restèrent glorieusement maîtres du champ de bataille. Une vieille chanson conserve encore aujourd’hui le souvenir de leur victoire. (3)

Depuis lors, « les chevaliers des deux lignages se renfermèrent dans leurs châteaux et n’adressèrent plus aucun mandement général à leurs amis pour s’assembler et se battre à certains jours fixés. II n’y eut plus entre eux que des défis isolés et de simples escarmouches. Enfin, après trente-huit années de guerre, un arrangement fut conclu, le 15 mai 1333, dans l’abbaye de Saint-Laurent , près Liége. » (1)

Cette paix mémorable interdit à toujours et sous peine de bannissement ces guerres, où, pour une querelle privée, les parens d’un noble s’engageaient à le venger , le défendre ou le suivre. Le progrès des mœurs exigeait une réforme aussi profitable à la sécurité publique; ce fut le déclin de la chevalerie.

La Meuse belge: histoire, légendes, sites at monumens, industrie,
par le Dr Frender, Liège, 1858


Plus de machines à vapeur à Liège

17 juin 2011

Les machines à vapeur se sont aussi multipliées à Liège, comme ailleurs. Un journal de cette ville ( le Politique ) a publié un état du nombre des machines à vapeur en activité dans la province de Liège. Au 1er juillet 1837, on en comptait 237 d’une force de 7.027 chevaux, consommant, par journée de 16 heures de travail, 482.160 kilog. de houille. Au 31 décembre 1830, il n’y avait en activité , dans la même province , que 117 machines d’une force de 3.207 chevaux, consommant 236.560 kil. de charbon. Le nombre des machines est donc double maintenant de celui de 1830. La plus forte de ces machines est de la force de 300 chevaux, et la plus faible de celle de 1 cheval et demi.

Dictionnaire universel du commerce de la Banque et des Manufactures, Tome II, 4e ed., Joseph Chérade Montbrion, Paris, 1851


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